Trois saines habitudes en gestion du marketing interactif en 2010

Stephane Dumont | 13 janvier 2010

Plusieurs annonceurs vivent plus difficilement que d’autres les changements que nous connaissons actuellement. Dans plusieurs cas, nous remarquons l’absence de structure permettant d’atteindre le niveau supérieur puisque certains s’accrochent aux anciens paradigmes marketing. Certaines bases restent les mêmes, mais pour tirer la pleine valeur du marketing interactif, il faut revoir graduellement ses habitudes. Voici quelques pistes de réflexion pour bien débuter l’année.


1. Analysez les enjeux et positionnez-vous.

L’analyse du contexte et des enjeux stratégiques est la première chose à faire surtout en ces temps tumultueux. Les changements actuels sont rapides et chaque joueur tente d’offrir la meilleure proposition de valeur à ses différents publics cibles. Bien comprendre les (nouveaux) enjeux d’affaires permettra d’orienter vos choix stratégiques pour renforcer sa différentiation / ses avantages concurrentiels sur le Web et sur les plateformes émergentes.

Le contexte évolue rapidement, notamment avec la globalisation des marchés. Il est donc important de mettre en place une structure de veille (interne et/ou externe) vous permettant de vous adapter à chaque mouvement de vos concurrents et voir venir les nouveaux entrants.

Il existe plusieurs outils et modèles d’analyse (PESTEL, SWOT, Porter, MacKinsey, Arthur D. Little, etc.) pour vous permettre de mieux comprendre votre dynamique de marché. Dans tous les cas, il faut rester concret pour vous permettre d’actionner rapidement vos stratégies et actions de marketing en ligne.

Ne vous laissez pas porter par le vent. Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il veut aller.

 

2. Écoutez vos clients, captez la valeur, créez de la valeur.

Le contexte actuel exige d’être agile et constamment à l’écoute. Soyez vigilant et écoutez ce qui se passe dans votre industrie et votre marché. Vos compétiteurs et vos clients vous donnent de l’information riche qui vous permettra d’améliorer votre position stratégique en ligne. Il faut toutefois prendre le temps de collecter, de synthétiser et d’analyser l’information pertinente pour ensuite rapidement prendre action.


Que vous vous adressiez à des consommateurs (B2C) ou à des entreprises (B2B), il est primordial d’écouter vos clients pour capter des « insights » et des besoins qui vous permettront de co-créer de la valeur pour eux et pour l’entreprise. L’écoute proactive et l’interaction contribuent à créer de l’enthousiasme, de la proximité et de la confiance envers la marque ce qui renforce le Customer Lifetime Value (CLV). Des outils de vigie, gratuits et/ou payants, des outils de Web analytics, une méthodologie simple, un bon tableau de bord synthétique et du temps sont évidemment à prévoir. L’expertise d’un acteur externe peut certainement être bénéfique !

Ces informations vous permettront de détecter les besoins émotionnels et fonctionnels qui évoluent par la venue des nouveaux outils et applications, en ligne et mobiles, permettant d’organiser notre vie personnelle,  sociale et professionnelle. Les applications iPhone, les médias sociaux, les outils de partage, les communautés d’intérêts, les jeux en ligne en sont quelques exemples.

Bref, soyez attentif et dotez-vous des meilleures pratiques pour générer de la valeur.

Écoutez. Contribuez. Agissez.

 

3. Planifiez les résultats à atteindre, lancez et optimisez.

C’est bien connu, si nous ne mettons pas en place des cibles de résultats (quantitatifs et qualitatifs) nous permettant de calculer le retour, il est difficile de justifier si nos actions marketing sont un succès ou non.

Il est donc recommandé d’implanter un programme de gestion de la performance, basé sur du Web Analytics, pour supporter les différents enjeux d’affaires en ligne, établir des cibles de résultats, faire le suivi et surtout, agir rapidement pour optimiser et assurer le succès des initiatives. La première étape d’une démarche de gestion de la performance consiste donc à déterminer les objectifs d’affaires liés à ses activités en ligne. À partir de ces objectifs, il est alors possible de définir les indicateurs clés pertinents permettant d’être proactifs dans notre quête de résultat.

À chaque modèle d’affaires correspond des indicateurs clés de performance (KPI’s) représentatifs qui permettront de suivre de manière régulière et proactive l’évolution des initiatives. L’expertise d’un spécialiste est souvent nécessaire afin de trouver les indicateurs adéquats qui pourront favoriser l’atteinte des objectifs d’affaires et marketing.

Par exemple, pour faire l’analyse des comportements de navigation sur un site eCommerce nous pourrons évaluer le ratio coût par acquisition, l’analyse d’itinéraire, le taux de conversion, le panier moyen, les tendances de ventes en ligne, etc.

Ensuite, l’optimisation par différentes formes de tests utilisateurs pour évaluer l’aspect comportemental et attitudinal est recommandé pour compléter avec de la donnée plus qualitative.

Ces bonnes pratiques nous permettront de suivre le customer story nous permettant de viser juste pour la suite de nos actions.

 

BONUS. Sérieusement. Soyez moins sérieux !

Amusez-vous cette année. Il est bien de se garder un budget pour essayer des choses, prendre des risques et innover. Vous pourriez être surpris des résultats qui pourraient émerger du bouche à oreille par l’entremise des blogueurs influents et des médias sociaux. Certains de nos clients se sont retrouvés avec 1 million de visiteurs uniques supplémentaires pour nous avoir fait confiance. Allez, amusez-vous un peu !

Levée de fonds 2.0 et conte de fées

Issam Heddad | 8 janvier 2009

Rien de mieux que commencer l’année avec une belle histoire. Une histoire surprenante qui a les allures d’un véritable conte de fées. David Armano, le blogueur américain derrière l’excellent Logic + Emotion a publié un billet intitulé : Please Help Us Help Daniela’s Family.

Il fait état dans ce billet de la situation délicate dans laquelle se trouve Daniela, une femme de ménage qu’il a recueillie avec ses trois enfants chez lui. La mère de famille a divorcé de son mari après des années d’abus, de dettes et de malchance. Daniela est femme de ménage et vient de perdre sa maison pour des raisons financières. Touchée par son histoire, David décide de faire intervenir son réseau Web et demander à ses amis et followers sur Twitter de contribuer à la cause à travers PayPal.

L’objectif de la levée de fonds était de 5 000 $. Résultat en 24h : 12 000 $   !

En deux jours, la levée de fonds atteint 15 000 $ et ce, sans compter les chèques, les cadeaux et les messages d’encouragements de tous genres de partout des États-Unis. La levée de fonds se termine le 05 février.

 Je vous invite à lire la réflexion de David Armano suite à cette incroyable expérience.

Il ne reste maintenant plus qu’à attendre le coup de fil d’Oprah pour une couverture nationale de cette histoire, qui réitérera une fois de plus la puissance des médias sociaux pour rapprocher les gens et les pousser à agir.

 

Les termes et conditions pour le journalisme 2.0

Domenico Micheletti | 4 juin 2008

Si vous avez suivi un peu ce qui s’est passé hier avec le CRTC, vous savez que TQS veut réinventer l’information en mettant le citoyen au coeur des nouvelles, en demandant à la population d’envoyer leur vidéos et de commenter l’actualité. Après le “journaliste-caméraman” (c’était ça aux débuts de TQS, question de payer un seul salaire pour deux fonctions), voici le journaliste-non-professionnel-qui-utilise-son-téléphone-cellulaire-pour-faire-la-nouvelle (ce qui devrait être superbe en HD). Bref, ils vont traiter le Grand Journal comme un espèce de Drôle de vidéo mais sans le rire en canne. J’ai déjà hâte, tout comme Steve Proulx et Michel Dumais.

CTV fait déjà un peu la même chose. Je vous invite à lire cet article de Fagstein (un gars qui travaille à The Gazette) qui parle des termes et conditions pour être un citoyen-journaliste pour eux. Ça sera probablement la même chose à TQS et ça fait réfléchir.

En gros, le citoyen concède tous les droits (principalement pécuniaires) du vidéo à CTV sans aucune compensation mais demeure juridiquement responsable du contenu (et de sa diffusion) et accepte de payer tous les frais en cas de poursuite contre CTV. Tout à perdre, rien à gagner.

Sérieusement, quel bozo va accepter de telles conditions?

Le buzz par le buzz

Issam Heddad | 29 mai 2008

J’avais découvert Weezer avec leur vidéo clip Island In The Sun, réalisé par le talentueux Spike Jonze. Pour la chanson Pork and Beans, tiré de leur dernier album (toujours pas de titre, mais une nouvelle couleur : Red), le groupe rend un hommage à toute la communauté Internet. Il s’agit d’un collage parfois une refonte des séquences des plus populaires célébrités YouTube.

Et en plus, il y a des ninjas :)

Enjoy!

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=muP9eH2p2PI[/youtube]

De la pertinence d’utiliser des nuages de mots-clés

Issam Heddad | 18 avril 2008

Je n’aime pas les nuages de mots-clés.

Cette affirmation paraît contradictoire dans la mesure ou nous en avons un dans notre blog. La question, légitime, est pourquoi ? Pour plusieurs raisons :

  1. C’est laid. Oui, surtout si c’est trop visible comme dans notre cas dans la mesure ou c’est l’une des premières choses qu’on voit.
  2. Dans le meilleur des cas, cela n’apporte aucune valeur ajoutée et dans le pire elle en retire. Je m’explique. Dans la Gazette, on a parlé pendant un certain temps de Facebook, c’est normal que ce mot-clé est devenu important. Mais maintenant qu’on en parle plus est-ce qu’il devrait être être mis en valeur ainsi ? Un blog est censé donner des insights rapides sur des sujets qui nous tiennent à coeur. Facebook et la Musique ne sont pas les seuls.
  3. Selon une présentation de Avenue A|Razorfish, tirée de leur étude “Digital Consumer Behavior Study“, 88% des internautes n’ont jamais utilisé ou qu’une seule fois les nuages de mots-clés et 65% ne les utilisent jamais.

Comme le dit Sébastien Billard dans son post,”Il semblerait donc qu’il y ait un décalage entre l’engouement des concepteurs de sites “web 2.0″ pour ce mode de navigation et son usage par l’utilisateur moyen.

Même les précurseurs en matière de Tagcloud comme Del.icio.us, Flickr et Technorati ne mettent plus en valeur ces nuages comme au début de leur existence. Cependant, on les retrouve toujours mais légèrement différents, les nuages ne représentent que les sujets du moment. Et là, ça devient pertinent dans la mesure ou l’on a une énorme masse quotidienne d’informations, mais pour un blog, je passe mon chemin et je pars chercher dans le menu de navigation les catégories qui m’intéressent.

Le MP3 du vendredi sur le blog du Hangar?

Guillaume Joly | 4 avril 2008

Du confort de mon bureau à la maison (je suis devenu papa le 24 mars dernier comme vous pouvez le lire ici et ), avec ma petite puce sur un oreiller sur mes genoux que je viens d’endormir, je suis tombé sur un site absolument génial pour les amoureux de la musique comme moi et comme plusieurs à l’agence.

Est-ce légal? C’est une bonne question. La réponse à cette réside dans l’interprétation du fameux 10% de l’oeuvre. Qui a-t-il à interpréter? L’oeuvre en soi. Considère-t-on la chanson ou l’album comme étant l’oeuvre de l’artiste. Le site Muxtape a clairement fait son choix : c’est l’album. Dans ses conditions d’utilisations, les dirigeants du site stipulent qu’on ne peut pas utiliser 2 chansons du même artiste. Cela demeure tout de même léger et c’est pour cette raison que j’ai l’impression que ce site sera probablement fermé d’ici quelques mois. Mais tout de même, c’est une super idée.

Ce site est d’une simplicité désarmante. Un excellent exemple à suivre pour ceux qui seraient intéressés par l’aventure du Web généré par les utilisateurs, ce que certains appellent le Web 2.0. Les dirigeants ont décidé de miser sur des concepts simples, mais extrêmement efficaces.

  • Un processus d’inscription on ne peut plus simple. À peu près tous les freins à la conversion (conversion = inscription d’un membre) sont éliminés augmentant d’autant les chances qu’un internaute décide de s’inscrire.
  • Une architecture d’information claire et très user friendly comme disent les Chinois (et surtout comme le dit René-Homier-Roy à la radio de Radio-Canada).
  • Un nombre de fonctionnalités restreint qui, dans un premier temps, permet à l’équipe - car les sites Web ne vivent pas d’eux-mêmes, il y a très souvent des dizaines de personnes en arrière - d’adresser les problèmes techniques et ergonomiques à mesure qu’ils se présentent. Dans un deuxième temps, ça permet également de mesurer et d’analyser le comportement, les attentes et l’engouement des utilisateurs qui utilisent leur produit. Les investissements en recherche et développement sont donc beaucoup mieux ciblés, augmentant ainsi le retour sur investissement des investisseurs.
  • Une page faisant état des conditions d’utilisation du site qu’on a envie de lire! Dans le domaine de la musique sur Internet, c’est tout à leur honneur.

Je lance donc mon collègue sur cette piste pour, sait-on jamais, faire vivre son fameux MP3 du vendredi sur le blog du Hangar par l’entremise de cette trouvaille.

Bon vendredi à tous le monde!

P.S. C’est ce billet qui m’a fait connaître Muxtape.