La viralité à l’état “Brute”

Issam Heddad | 26 août 2008

Depuis la découverte récente de LA BRUTE sur jeuxvideo.com, je ne me lasse pas de ma petite dose de brutalité quotidienne.

La Brute est un jeu développé par une boîte française, Motion Twin, les mêmes gars derrière le gros buzz Miniville. Le concept de La Brute est très simple. On s’inscrit (par une simple entrée de nom) en définissant le look de son personnage et on rentre dans l’arène pour distribuer allègrement des coups à nos adversaires.

J’entends des Meh des habitués des Beat them’all (les jeux de bourrins où on déglingue tout ce qui bouge) mais La Brute est différent car il n’a y a pas de gameplay à proprement parler. Tous les combats sont automatiques avec des paramètres de Force, Rapidité et Agilité qu’on accumule au fil des combats.

Ce qui est intéressant est le mécanisme viral du jeu. Il s’agit d’un parrainage mais caché sous l’analogie du Maître et l’Élève. En envoyant votre lien spécifique aux gens si ceux-ci s’enregistrent de cette page ils deviennent vos élèves.  Par exemple, si vous cliquez sur mon lien personnel, on vous donne la possibilité de me challenger directement en créant votre personnage. De mon côté, j’y gagne en échange un élève et surtout de précieux points d’expérience qui me permettront de progresser plus rapidement. Le site est très rapidement devenu un phénomène du web à juger par le détail sur le traffic.

Le jeu permet aussi des délires sympathiques comme en témoigne ce match opposant Firefox à Internet Explorer. Vous devinez bien sûr le gagnant.

Plus d’informations sur le blogue officiel du jeu et  je vous invite tous à venir me défier dans l’arène !

Le viral a encore de beaux jours devant lui

Issam Heddad | 22 août 2008

Surtout quand on une voit une si belle exécution.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=QQlzX7EyIwU[/youtube]

La course de ballons selon Orange

Issam Heddad | 23 juin 2008

Orange UK et leur agence interactive Poke ont lancé début juin leur campagne marketing pour leur plan Pay As You Go. L’agence a développé un site assez particulier intitulé le World’s First Internet Ballon Race. Il s’agit d’une course de ballons sur Internet où les visiteurs doivent parcourir le plus de pages possible sur des sites partenaires. Pour cela, chaque éditeur rajoute (de son plein gré et gratuitement) un petite animation flash sur sa page représentée par un raton laveur orange en forme de ballon. Vous avez pu en apercevoir sur des sites comme Bannerblog.

Comment ça marche ? Très simple, chaque éditeur choisit un ballon et fait sa promotion à travers son site. Les internautes décideront de donner des coups de boost ou pas aux sites participants à la course. En invitant par exemple 5 amis à découvrir un site, le ballon obtient un boost supplémentaire qui lui permet d’avancer encore plus loin. Les participants peuvent suivre leur progression sur la page de la campagne et le gagnant, le site le plus qui aura parcouru la plus grande distance, gagnera un voyage VIP à Ibiza d’une valeur de £20,000.

Un idée géniale pour faire du placement média gratuit (1500 sites participants sur un mois) et donner aux internautes une façon ludique pour naviguer sur Internet, découvrir de nouveaux environnements et partager ses découvertes avec ses amis. Le tout, une gracieuseté d’Orange.

balloonrace1.jpg

Spencer McHugh, chef du marketing interactif et direct chez Orange UK, a dit dans une entrevue pour Brand Republic : “The digital space is becoming an important way for us to engage with our target audiences. The Orange Balloon Race is an exciting and innovative way to raise awareness of our new Pay As You Go Animal packages, while giving our customers a fun and interactive experience with the Orange brand.

Que penser de cela ? Le site NOTCOT en profite pour exprimer un coup de gueule ô combien nécessaire pour notre industrie. Il faut contourner le carcan hermétique pour ne pas dire chiant de l’IAB pour innover, surprendre et trouver des moyens amusants et non intrusifs pour véhiculer de l’information sur le web. Pourquoi faire de la bannière alors qu’on peut faire beaucoup plus ?

La course commence officiellement demain 24 juin à midi (heure UK) et durera une semaine. À vos ballons !

La Dolce Gusto de Jamel - Saison 2

Issam Heddad | 7 mai 2008

Vous allez voir deux vidéos.

La publicité Nespresso avec Georges Clooney.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=DfyeXrdZZ1o[/youtube]

Et maintenant la publicité Dolce Gusto avec Jamel.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=K94fsje5pm4[/youtube]

C’est rare de voir un client parodier deux marques de son portfolio. Mais le concept ne pouvait être plus approprié : deux marques avec deux clientèles différentes. D’un côté les connaisseurs de café mais qui ne veulent pas se prendre la tête et qui optent pour du Nespresso que l’on peut retrouver partout dans le monde et d’un autre les jeunes débutant en café qui veulent quelque chose de plus sophistiqué qu’une simple capsule de café mais sans payer une fortune.

La saison 2 du Nescafé Dolce Gusto de Jamel a débuté, mettant en vedette le célèbre humoriste d’origine marocaine, (il faut bien se donner du crédit comme dirait Alex) et les capsules vidéos du site bénéficient en France d’ores et déjà d’un buzz incroyable. Bravo.

Mais qu’est-ce que bip pudique à la fin de la vidéo cache ?

Thriller dans le tube

Alexandre Simard | 7 mars 2008

Un petit divertissement musical en ce vendredi après-midi…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=X6EDAZ3crdY[/youtube]

Une troupe de danse interprète la chorégraphie du vidéoclip de Thriller dans le métro de Londres. Les gars et les filles se la jouent avec énergie et concentration, et sans aucune ironie.

C’est un événement “impromptu”, filmé par quelques complices. Bien que de plus petite envergure, ça se rapproche des populaires flash mobs comme celle du Grand Central Station de New York, qui a depuis engendré quantité d’imitateurs.

Ce qui m’impressionne des flash mobs, c’est la démonstration éclatante qu’elles font de l’efficacité des communications par Internet. Je me rappelle du temps lointain où j’étais un cégépien gréviste (”Non au dégel, oui à l’éducation!”) et où l’Internet n’existait pas (enfin, pas pour nous). Pour diffuser un message à l’ensemble des grévistes actifs, par exemple un changement d’endroit de rassemblement pour une manif, nous avions construit une chaîne d’appels, un système complexe, lent et très propice aux erreurs.

J’essaie d’imaginer comment nous aurions pu organiser une flash mob avec ce système, et mon cerveau explose. Il aurait fallu d’abord trouver des dizaines de volontaires intéressés par ce type d’action. Puis, coordonner l’événement: scénario, horaire, lieux. Enfin, diffuser cette information à tous et toutes. Et puis, que serait-il advenu ensuite? Pas de YouTube pour diffuser les résultats. Les gens présents en auraient parlé autour d’eux, peut-être quelques cassettes vidéo auraient été copiées et se seraient promenées de main en main. Mais rien pour générer si rapidement un engouement menant à une réédition de l’événement.

Pas surprenant que la première flash mob se soit produite seulement en 2003. Sans l’Internet tel qu’on l’utilise aujourd’hui, ça demandait une organisation dantesque! Alors bravo à toi, l’Internet qui sauve nos vies, une folie à la fois.

Le viral de Cloverfield

Domenico Micheletti | 17 janvier 2008

Le 18 janvier, deux événements importants vont arriver. Ce sera la fête à Issam (bonne fête Issam) mais ce sera aussi la conclusion d’une des plus intrigantes campagnes virales jamais vu : Cloverfield.

Cloverfield est le nouveau film de monstre de J.J. Abrams, célèbre réalisateur des émissions Alias, Lost et du prochain film Star Trek. La campagne pour ce film a débuté en juillet 2007 avec un teaser avant la projection du film Transformers, ce qui en soit est loin d’être unique. Ce qui est différent, c’est que ce teaser a été la toute première fois qu’on entendait parler de ce film. Pas de communiqué, pas de mention dans les médias spécialisé ou dans Entertainent Tonight, rien. De plus, le teaser ne finissait pas avec le titre du film ou un lien vers un site, seulement le nom du producteur et une date (1-18-08). Pour quelques temps d’ailleurs, c’est la seule façon que ce film était identifié (1-18-08 : Unnamed J.J. Abrams Project).

Le BàO a fait son travail : plusieurs voulait voir le teaser de ce film sans nom. Sur Youtube, des versions bootleg (enregistré avec une caméra) ont fait leurs apparitions avant que les producteurs ne mettent en ligne une meilleure version. Les spéculations ont commencé sur ce qu’étaient ce film et le monstre : un nouveau Godzilla, le monstre de Lost, Voltron, Goldorak? Un site (minuscule) a été annoncé par Abrams dès juillet : 1-18-08.com. En même temps, les fans ont analysé frame-by-frame la séquence pour trouver un ou des indices. Ils ont trouvé un truc digne d’intérêt : un des protagonistes portaient un t-shirt Slusho, une fausse compagnie de boisson japonaise qui était présente et mentionné dans Alias. Une petite recherche sur Google et on découvre le nouveau site slusho.jp. Le site de slusho ne renfermait aucune information sur le film mais ceux qui se sont inscrits au bulletin d’information ont reçu des courriels renfermant des indices sur le fameux monstre.

Mais c’est tout. Pour le reste, c’est de la spéculation. De l’information apparaît sur Wikipedia, des extraits sont accociés (à tort) au film sur Youtube. On apprend que le film avait comme nom de code “Cloverfield”, le nom de la rue à Santa Monica où était situé la maison de production. Ça deviendra en fin de compte le réel titre puisqu’il était maintenant connu ainsi dans la blogosphère. Bref, tout le mystère entourant le film a créé un phénomène viral important. En plus d’être mentionné dans les médias traditionnels, la campagne a catalysé la blogosphère : les usagers ont généré plusieurs sites et blogues pour discuter des secrets et des indices avant même que le nom du film ne soit dévoilé. Une véritable enquête était entamée pour savoir si un site ou une séquence était réellement associé au film ou si c’était une création de la part de fan.

Ce n’est pas la première fois que Abrams se sert du web pour générer de l’attention autour d’une de ces productions. À l’intérieur de Lost, il a créé des faux sites web de compagnies présentes dans l’émission comme la compagnie aérienne Oceanic Air et la fondation Hanso. Abrams a intégré des publicités lors de la diffusion de Lost sur ces fausses compagnies et leurs sites. Ces faux sites ressemblent en tout point à des sites conventionnelles mais si on fouillait un peu, on trouvait des indices sur ce qui allait arriver dans les prochains épisodes. De plus, on trouvait des indices dans les épisodes qui permettait à l’internaute d’accéder à de nouvelles informations sur le site qui expliquent certains mystères non-résolus dans le cadre de l’émission.

Maintenant, il faut savoir si le film vaut tout ce battage viral? Réponse à cette question la semaine prochaine.

Google AdWords et art ASCII: canular ou pas?

Alexandre Simard | 17 janvier 2008

Ça fait le tour des blogs sur le marketing interactif: une agence allemande a réussi à passer de l’art ASCII dans une campagne AdWords:

ascii-dans-resultats-de-google.png

Corrigeons d’abord la terminologie employée ici. Il s’agit de se démarquer dans les publicités AdWords, et non dans les résultats de recherche.

Questionnons-nous sur l’efficacité d’une telle campagne. L’agence prétend que les clics ont augmenté de 47% grâce à cette campagne. Impressionnant, mais dans une campagne AdWords, un clic est une dépense et une conversion, un revenu. Une plus grande quantité de clics “curieux” se traduit presque certainement par un taux de conversion plus bas. Donc, au final, une campagne moins efficace.

Demandons-nous, comme de nombreux commentateurs sur Mind Valley Labs si cette campagne a réellement eu lieu. Personne ne semble avoir réussi à voir ces annonces.

La seule preuve de leur existence est ce vidéo produit par l’agence elle-même. Bizarrement, ce document utilise une capture vidéo d’une session Firefox pour montrer les résultats “banals”, mais quand vient le temps de montrer la campagne elle-même, on nous sert une capture d’écran statique. Tellement plus facile à falsifier!

D’autres éléments douteux:

  • L’art ASCII dépend habituellement de l’utilisation d’une police à chasse fixe. Sans ce type de police, l’alignement des caractères est trop difficile à obtenir, surtout dans une page Web où les polices disponibles diffèrent d’un ordinateur à l’autre. Les AdWords n’utilisent pas une police à chasse fixe.
  • La capture d’écran montre trois annonces de cette campagne dans la même page de résultats. Le fonctionnement des AdWords ne permet pas une telle répétition.
  • Google impose certaines règles sur le nombre de caractères permis dans une seule annonce, sur l’utilisation des caractères spéciaux et sur la répétition d’un seul caractère. Les annonces en question sont certainement en violation d’au moins une de ces règles.

Enfin, regardons les pubs elles-mêmes de plus près. Le contenu d’une annonce AdWords doit tenir sur deux lignes. J’ai encadré ci-bas un segment de l’image ASCII qui semble nécessiter au moins trois lignes, et même trois lignes de hauteur différentes. À moins qu’il existe un caractère que je ne connaisse pas, qui combine un underscore, une barre oblique et une barre verticale…

ascii-google-nombre-de-lignes.png

Verdict: canular. Par contre, une très belle réussite de marketing viral pour cette agence, qui fait parler d’elle partout dans le monde, et qui a même réussi à gagner un prix avec son faux. Bravo!

Le viral: rien de nouveau

Alexandre Simard | 3 décembre 2007

En 1989, Peugeot commande Climb Dance, un petit film promotionnel relatant l’ascension victorieuse du Pikes Peak par le célèbre pilote de rallye finlandais Ari Vatanen.

Nous sommes en 2007, et ce film, probablement oublié depuis longtemps par Peugeot, existe encore en dizaines d’exemplaires sur YouTube.Si vous êtes un fan de course, rendez-vous au moins à 3:55 pour voir un drift complètement débile.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=edLnXzAwHVc[/youtube]