Vidéotron dans le sans-fil. Oui, mais…
Domenico Micheletti | 23 octobre 2008Vidéotron vient tout juste d’annoncer son arrivée dans le merveilleux monde du cellulaire. En plus de vouloir s’installer dans le métro, la filiale de Quebecor dit être en mesure de se distinguer des concurrents en distribuant le contenu des TVA, Canoe.ca, Journal de Montréal et autres médias de Quebecor en exclusivité .
“Nous croyons que cette stratégie de diffusion de contenu nous aidera à percer le marché”, dit Isabelle Dessureault, vice-présidente, affaires corporatives, de Vidéotron. (1)
C’est bien mais c’est un peu tard de la part de Vidéotron. Tenter de se distinguer par «une offre de contenu» fonctionnait très bien en 2006 mais est inutile aujourd’hui et le sera encore plus dans un an. La plupart des nouveaux smartphones ont maintenant un accès presque complet à l’Internet. Aujourd’hui, avec un iPhone 3G, un Blackberry Bold ou un Google Phone, on peut accèder aux sites de Canoe, aux articles du Journal de Montréal et, avec des ajustements mineurs, regarder les émissions de TVA en direct ou en différé et ce, peu importe le fournisseur de service.
La seule façon que Vidéotron pourra réellement en profiter, c’est en offrant un contenu qui n’est pas déjà accessible par Internet et ça irait à l’encontre même de la stratégie de “convergence”. Il est fini le temps où il existait une exclusivité de contenu, où nous pouvions écouter le hockey ou les Têtes à claque uniquement sur son Bell, télécharger des sonneries de François Pérusse sur son Rogers ou regarder le dernier clip du Cas Roberge sur son Telus. Tout cela est accessible sur Internet et, par le fait même, peut être consommé à partir de n’importe quel téléphone, n’importe quel fournisseur de service.
L’arrivée de Vidéotron dans le monde du sans-fil est certes intéressante pour le consommateur mais ils ne devraient probablement pas se baser sur «leurs» contenus pour se distinguer de la compétition.












