Facebook atteint le quart des québécois : I don’t think so.

Domenico Micheletti | 12 mars 2008

Infopresse publiait ce matin le résultat d’un sondage d’Ipsos qui annonçait qu’un québécois sur quatre serait maintenant sur Facebook. À ce sujet, je partage l’opinion de Michael Carpentier, mettant sérieusement en doute la méthodologie du sondage et les résultats obtenus. Il est très possible qu’il y ait plus d’un million de comptes ouverts au Québec mais combien se sont inscrits une fois pour ne jamais revenir, combien l’ont déserté sans être capable de fermer leur compte, combien sont des doublons ou encore, des personnages fictifs.

L’impact d’une telle annonce, c’est que de plus en plus d’entrepreneurs et de publicitaires interprètent, à tort, qu’on peut rejoindre le quart des québécois avec Facebook. Cet article fait augmenter l’intérêt de publiciser sur Facebook comme en parle Yannick Manuri dans son blogue. L’erreur pour un novice, c’est de croire qu’on peut VRAIMENT rejoindre autant de monde, au point même de croire que Facebook est ou peut remplacer un véritable média de masse comme la télévision. Un débutant peut comparer les 25% de Facebook au 20% de cote d’écoute de TVA et conclure qu’on rejoindra plus de monde avec Facebook qu’avec TVA. Cependant, dans un tel cas, c’est comparer des pommes avec des oranges. Il n’y a pas 25% des Québécois sur Facebook, la consommation de Facebook réelle doit être une fraction de ce qu’on veut faire croire et n’aura jamais l’impact (en terme d’exposition) qu’a un vrai média de masse.

En théorie, l’avantage de Facebook, c’est de fragmenter la population, d’aller chercher un public précis et de lui présenter un message précis, pratiquement personnalisé. À ce sujet, à moins qu’une entreprise n’ait un budget énorme et des ressources astronomiques pour sa publicité web, la quantité d’utilisateurs québécois ne devrait pas influencer sa décision d’utiliser Facebook.