J’avais découvert Weezer avec leur vidéo clip Island In The Sun, réalisé par le talentueux Spike Jonze. Pour la chanson Pork and Beans, tiré de leur dernier album (toujours pas de titre, mais une nouvelle couleur : Red), le groupe rend un hommage à toute la communauté Internet. Il s’agit d’un collage parfois une refonte des séquences des plus populaires célébrités YouTube.
Après le succès de notre événement Hockey, tapas et vin?, succès uniquement terni par le brio de Martin Biron, je me suis dirigé au pédalier de course vers le Café Campus, pour le spectacle-lancement du groupe de rap acadien Radio Radio.
Personnellement, je suis vendu d’avance à l’idée. J’aime les langues, toutes les langues, encore plus quand elles sont menacées d’extinction depuis des siècles et qu’elles survivent encore. Ici, la langue acadienne et son évolution moderne, le chiac, fait bien plus que survivre, elle est mise au goût du jour sur une musique électro/crunk et un phrasé qui n’a rien à envier aux rappeurs internationaux. L’idée, c’est bien, mais qu’en est-il de l’exécution?
C’est tout aussi convaincant. Le hip hop étant une musique de l’oppression, la “street credibility” compte pour beaucoup. Et franchement, faire partie d’un peuple victime d’une déportation, ça confère une crédibilité instantanée. Les gars ne beurrent pas trop épais avec leur identité (seulement un petit drapeau dans le milieu du show), mais chaque mot de franglais tordu qu’ils nous lancent nous rappelle qu’on est devant un exemple frappant de l’instinct de survie d’une collectivité. C’est très puissant.
Et même sans le facteur acadien, les gars maitrisent leur art: le flot est bon, les transitions entre les rappeurs coulent bien, les beats rentrent dedans, et ils vont chercher la foule facilement, aux moments opportuns, sans constamment recourir à des techniques faciles (“When I say ‘Hey’, thou shalt not say ‘Ho’”). En somme, une soirée bien agréable, où j’ai levé les mains et sauté dans les airs plus d’une fois.
Pour vous mettre l’eau à l’oreille, voici le vidéoclip du premier single éponyme de l’album Cliché Hot:
Un billet à la vitesse de la lumière pour vous annoncer le lancement du site de la réédition de l’album culte Moon Safari du groupe Air, sorti en 1998. Dix ans de bonheur, de douce rêverie et de couleurs pastels.
Vers 14 heures je me décide : j’achète mon billet pour Hot Chip. Vraiment un achat de dernière minute, car nous étions la journée de la représentation. Personne ne peut se joindre à moi, que cela ne tienne : c’est donc seul que je me pointe au Métropolis billet en main (en fait c’est carte de crédit en main… mais ça se dit moins bien). J’avais plutôt hâte, il y a quelques mois déjà que je n’ai été voir un bon spectacle et j’étais fébrile à l’idée de vibrer au son de la musique.
Un groupe Londonien. Un groupe oeuvrant dans la musique électro-pop rock. Un groupe composé de 5 membres : Alexis Taylor, Joe Goddard, Christopher Trigg, Dan Paton et Emma Smith. Un bon groupe quoi.
J’arrive donc à la fin de la première partie, celle-ci semble dénudée et sans entrain car la salle (composée principalement d’un public soit poulette, soit gai, soit designer ou le mix des trois) semble quasi-amorphe face aux deux personnages sur scène : un homme et une femme se tortillants sur beats électro précalculés.
Heureusement il y a rapidement entracte et le plaisir commence. La salle se remplie et les lumières se ferment. Gros son de basse et ça part… Et j’ai dansé, dansé, dansé, crié, sauté, bondis, hurlé, vibré.
J’ai été surpris de me laisser convaincre par des sons plus synthés, des arrangements vocaux originaux et cet espèce de mélange d’électro et de rock. Bref, un gain énorme par rapport à la version studio de leur dernier album Made in Dark qui passe de plus mélodique à carrément rythmique. À voir.
Du confort de mon bureau à la maison (je suis devenu papa le 24 mars dernier comme vous pouvez le lire ici et là), avec ma petite puce sur un oreiller sur mes genoux que je viens d’endormir, je suis tombé sur un site absolument génial pour les amoureux de la musique comme moi et comme plusieurs à l’agence.
Est-ce légal? C’est une bonne question. La réponse à cette réside dans l’interprétation du fameux 10% de l’oeuvre. Qui a-t-il à interpréter? L’oeuvre en soi. Considère-t-on la chanson ou l’album comme étant l’oeuvre de l’artiste. Le site Muxtape a clairement fait son choix : c’est l’album. Dans ses conditions d’utilisations, les dirigeants du site stipulent qu’on ne peut pas utiliser 2 chansons du même artiste. Cela demeure tout de même léger et c’est pour cette raison que j’ai l’impression que ce site sera probablement fermé d’ici quelques mois. Mais tout de même, c’est une super idée.
Ce site est d’une simplicité désarmante. Un excellent exemple à suivre pour ceux qui seraient intéressés par l’aventure du Web généré par les utilisateurs, ce que certains appellent le Web 2.0. Les dirigeants ont décidé de miser sur des concepts simples, mais extrêmement efficaces.
Un processus d’inscription on ne peut plus simple. À peu près tous les freins à la conversion (conversion = inscription d’un membre) sont éliminés augmentant d’autant les chances qu’un internaute décide de s’inscrire.
Un nombre de fonctionnalités restreint qui, dans un premier temps, permet à l’équipe - car les sites Web ne vivent pas d’eux-mêmes, il y a très souvent des dizaines de personnes en arrière - d’adresser les problèmes techniques et ergonomiques à mesure qu’ils se présentent. Dans un deuxième temps, ça permet également de mesurer et d’analyser le comportement, les attentes et l’engouement des utilisateurs qui utilisent leur produit. Les investissements en recherche et développement sont donc beaucoup mieux ciblés, augmentant ainsi le retour sur investissement des investisseurs.
Une page faisant état des conditions d’utilisation du site qu’on a envie de lire! Dans le domaine de la musique sur Internet, c’est tout à leur honneur.
Je lance donc mon collègue sur cette piste pour, sait-on jamais, faire vivre son fameux MP3 du vendredi sur le blog du Hangar par l’entremise de cette trouvaille.
Comme nous ne travaillons pas demain, ça me tente d’être un vendredi, et de partager moi aussi des souvenirs musicaux avec vous.
Le début des années 90, l’explosion du grunge: je porte le cheveu long, et la chemise à carreaux, comme tout le monde. Je fais la queue devant Sam the Record Man pour acheter “In Utero” de Nirvana le matin de sa sortie. Sam le généreux m’offre un t-shirt. C’est le premier CD de ma collection.
La réplique canadienne à la scène de Seattle vient de la côte Est. Plus spécifiquement, de Halifax, où Sloan débute sa carrière et lance sa compagnie de disques, qui publie les premières oeuvre d’autres groupes locaux comme Eric’s Trip et Thrush Hermit. On parle réellement d’une “scène Halifax”, tellement que plusieurs groupes déménagent là-bas pour profiter de l’engouement, comme ce fut le cas à Seattle quelques années plus tôt. Les Inbreds quittent Kingston, Ontario et Hardship Post, originaire de Terre-Neuve, se déplace vers l’Ouest jusqu’à Halifax.
Alors que Sloan connaîtra une carrière resplendissante et deviendra une figure emblématique du rock canadien des 15 dernières années, la plupart des autres bands de la scène Halifax ne connaissent pas le succès escompté, et se séparent après un ou deux albums. Le son Halifax était pourtant très prometteur: des mélodies pop dans un enrobage un peu bruyant mais pas trop, avec une bonne dose de Do-It-Yourself. Encore aujourd’hui, j’écoute régulièrement du Hardship Post, et je trouve que ça n’a rien perdu de sa fraîcheur. Grâce à Radio-Canada, voici deux tracks tirées de leur seul album, paru en 1995:
Sorti en 1998, l’album “Blue Print” un mélange inusité de Dub/Trip Hop/Musique arabe de Imhotep, l’architecte sonore du mythique groupe de rap français IAM, reste l’une des expérience musicales les plus profondes, les plus riches et les plus entrainantes qu’il m’ait été donné à écouter.
Cette curiosité, que mon prosélytisme a fait ressusciter auprès de quelques amis, est incontestablement mon album préféré. Je ne m’en lasserai jamais. Je me sens même un peu mal de partager quelque chose d’aussi personnel avec vous. Oui, à ce point.
Message au Coup de coeur francophone: le premier nom en haut d’un billet, c’est l’artiste qui joue en dernier. Et un show rock, ça commence en retard.
Donc, si j’arrive à 21h00 pour ce spectacle, je m’attends au pire à ce que Didier Boutin ait chanté une ou deux tounes. Pas à ce que Les amis au Pakistan soient déjà au tiers de leur set.
Pendant que toute l’équipe travaillait fort, moi j’allais voir plein de films. À la demande de Pat, voici un compte rendu personnel… Lire le reste de cet article »