Thriller dans le tube
Alexandre Simard | 7 mars 2008Un petit divertissement musical en ce vendredi après-midi…
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Une troupe de danse interprète la chorégraphie du vidéoclip de Thriller dans le métro de Londres. Les gars et les filles se la jouent avec énergie et concentration, et sans aucune ironie.
C’est un événement “impromptu”, filmé par quelques complices. Bien que de plus petite envergure, ça se rapproche des populaires flash mobs comme celle du Grand Central Station de New York, qui a depuis engendré quantité d’imitateurs.
Ce qui m’impressionne des flash mobs, c’est la démonstration éclatante qu’elles font de l’efficacité des communications par Internet. Je me rappelle du temps lointain où j’étais un cégépien gréviste (”Non au dégel, oui à l’éducation!”) et où l’Internet n’existait pas (enfin, pas pour nous). Pour diffuser un message à l’ensemble des grévistes actifs, par exemple un changement d’endroit de rassemblement pour une manif, nous avions construit une chaîne d’appels, un système complexe, lent et très propice aux erreurs.
J’essaie d’imaginer comment nous aurions pu organiser une flash mob avec ce système, et mon cerveau explose. Il aurait fallu d’abord trouver des dizaines de volontaires intéressés par ce type d’action. Puis, coordonner l’événement: scénario, horaire, lieux. Enfin, diffuser cette information à tous et toutes. Et puis, que serait-il advenu ensuite? Pas de YouTube pour diffuser les résultats. Les gens présents en auraient parlé autour d’eux, peut-être quelques cassettes vidéo auraient été copiées et se seraient promenées de main en main. Mais rien pour générer si rapidement un engouement menant à une réédition de l’événement.
Pas surprenant que la première flash mob se soit produite seulement en 2003. Sans l’Internet tel qu’on l’utilise aujourd’hui, ça demandait une organisation dantesque! Alors bravo à toi, l’Internet qui sauve nos vies, une folie à la fois.












