Issam Heddad | 23 février 2009
Je vous parlais en début de semaine de la campagne Cheetos Boredom Busters qui consiste à demander à des blogueurs de créer du contenu spécifique pour leur audience sous le titre de Cheetos Boredom Busters.
C’est un pari osé de laisser le contrôle créatif au média mais d’un côté, qui connait aussi bien l’audience d’un site que l’éditeur du site lui-même. Avant de déterminer s’il s’agit vraiment d’une relation win-win-win entre la marque, l’éditeur et les lecteurs, nous allons nous attarder sur les résultats de la campagne après plus d’une semaine.
Pour ce faire, analysons la popularité de Cheetos dans la blogosphere à travers différents outils.
Technorati d’abord. Ce graphique illustre le nombre de billets dans la blogosphère contenant le mot “cheetos”

Au niveau de
BlogPulse, on remarque un pic le jour du 06 février mais le buzz redescend très vite.
Qu’est-ce qu’on retient ?
- Après l’insémination, le buzz s’est considérablement réduit.
- Il n’y a pas eu beaucoup de relais dans la blogosphère et dans les sites communautaires (un simple coup d’oeil sur cette page Youtube en dit long sur le faible effet viral de la campagne.)
- Les commentaires des gens sont aussi mitigés et la discussion part dans tous les sens en lisant les commentaires sur Boing Boing.
Il faudra maintenant identifier si la relation de win-win-win entre l’éditeur, la marque et le lecteur existe vraiment et si ce modèle sera de plus en plus présent au futur.
Tags: blog, cheetos, média, performance
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Issam Heddad | 10 février 2009
Les agences de placement média vendent des audiences à des annonceurs. Mais êtes-vous posé la question si ces agences de placement connaissent-elles vraiment les audiences qu’elles vendent ? Peut-être bien. Mais nul ne connait aussi bien l’audience d’un site que l’éditeur du site lui-même.
En partant de ce constat, Cheetos et leur agence créative Goodby Silverstein & Partners ont approché le réseau Federated Media qui possède plusieurs blogs influents comme Boing Boing, Indy Mogul ou encore Mashable. Ils leurs ont demandé de produire du contenu spécifique pour leur audience et dont le but serait d’inciter les visiteurs à prendre une pause au travail pour casser l’ennui. Les seules exigences sont que le contenu ne doit pas être offensant (pas de sexe, de drogue, de propos racistes…) et que le thème Cheetos Boredom Busters peut-être accompagné par un lien vers le site officiel de Cheetos.
GS&P savent très bien que chaque environnement web est très différent l’un de l’autre, ils ont alors laissé le contrôle créatif au média. Et le résultat pour le moment assez surprenant. Autant Boing Boing ont décidé de jouer la carte de la parodie KGB guerre froide, Indy Mogul demandent à leurs lecteurs de casser l’ennui en créant des courts métrages en images de synthèse. Certains sites ont refusé la commandite pour ne pas nuire à leur intégrité éditoriale mais d’autres peuvent sauter sur l’occasion. Boing Boing ont d’ailleurs lancé il y a maintenant un peu plus d’un an Boing Boing TV.
Sommes-nous en train de voir une relation de win-win-win entre la marque, l’éditeur et le lecteur ? Nous allons vous proposer tout au long des prochains jours une étude de cette campagne, qui même de niche, vient de donner un coup sévère au modèle de placement publicitaire en ligne traditionnel.
Tags: agence, cheetos, éditeur, média, placement
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Issam Heddad | 23 juin 2008
Orange UK et leur agence interactive Poke ont lancé début juin leur campagne marketing pour leur plan Pay As You Go. L’agence a développé un site assez particulier intitulé le World’s First Internet Ballon Race. Il s’agit d’une course de ballons sur Internet où les visiteurs doivent parcourir le plus de pages possible sur des sites partenaires. Pour cela, chaque éditeur rajoute (de son plein gré et gratuitement) un petite animation flash sur sa page représentée par un raton laveur orange en forme de ballon. Vous avez pu en apercevoir sur des sites comme Bannerblog.
Comment ça marche ? Très simple, chaque éditeur choisit un ballon et fait sa promotion à travers son site. Les internautes décideront de donner des coups de boost ou pas aux sites participants à la course. En invitant par exemple 5 amis à découvrir un site, le ballon obtient un boost supplémentaire qui lui permet d’avancer encore plus loin. Les participants peuvent suivre leur progression sur la page de la campagne et le gagnant, le site le plus qui aura parcouru la plus grande distance, gagnera un voyage VIP à Ibiza d’une valeur de £20,000.
Un idée géniale pour faire du placement média gratuit (1500 sites participants sur un mois) et donner aux internautes une façon ludique pour naviguer sur Internet, découvrir de nouveaux environnements et partager ses découvertes avec ses amis. Le tout, une gracieuseté d’Orange.

Spencer McHugh, chef du marketing interactif et direct chez Orange UK, a dit dans une entrevue pour Brand Republic : “The digital space is becoming an important way for us to engage with our target audiences. The Orange Balloon Race is an exciting and innovative way to raise awareness of our new Pay As You Go Animal packages, while giving our customers a fun and interactive experience with the Orange brand.”
Que penser de cela ? Le site NOTCOT en profite pour exprimer un coup de gueule ô combien nécessaire pour notre industrie. Il faut contourner le carcan hermétique pour ne pas dire chiant de l’IAB pour innover, surprendre et trouver des moyens amusants et non intrusifs pour véhiculer de l’information sur le web. Pourquoi faire de la bannière alors qu’on peut faire beaucoup plus ?
La course commence officiellement demain 24 juin à midi (heure UK) et durera une semaine. À vos ballons !
Tags: flash, marque, média, Orange, télécommunications, viral
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Domenico Micheletti | 12 mars 2008
Infopresse publiait ce matin le résultat d’un sondage d’Ipsos qui annonçait qu’un québécois sur quatre serait maintenant sur Facebook. À ce sujet, je partage l’opinion de Michael Carpentier, mettant sérieusement en doute la méthodologie du sondage et les résultats obtenus. Il est très possible qu’il y ait plus d’un million de comptes ouverts au Québec mais combien se sont inscrits une fois pour ne jamais revenir, combien l’ont déserté sans être capable de fermer leur compte, combien sont des doublons ou encore, des personnages fictifs.
L’impact d’une telle annonce, c’est que de plus en plus d’entrepreneurs et de publicitaires interprètent, à tort, qu’on peut rejoindre le quart des québécois avec Facebook. Cet article fait augmenter l’intérêt de publiciser sur Facebook comme en parle Yannick Manuri dans son blogue. L’erreur pour un novice, c’est de croire qu’on peut VRAIMENT rejoindre autant de monde, au point même de croire que Facebook est ou peut remplacer un véritable média de masse comme la télévision. Un débutant peut comparer les 25% de Facebook au 20% de cote d’écoute de TVA et conclure qu’on rejoindra plus de monde avec Facebook qu’avec TVA. Cependant, dans un tel cas, c’est comparer des pommes avec des oranges. Il n’y a pas 25% des Québécois sur Facebook, la consommation de Facebook réelle doit être une fraction de ce qu’on veut faire croire et n’aura jamais l’impact (en terme d’exposition) qu’a un vrai média de masse.
En théorie, l’avantage de Facebook, c’est de fragmenter la population, d’aller chercher un public précis et de lui présenter un message précis, pratiquement personnalisé. À ce sujet, à moins qu’une entreprise n’ait un budget énorme et des ressources astronomiques pour sa publicité web, la quantité d’utilisateurs québécois ne devrait pas influencer sa décision d’utiliser Facebook.
Tags: facebook, média, publicité, Québec
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