La Google Analytose aïgue, enfin un remède

Issam Heddad | 25 avril 2008

Vous vous réveillez parfois la nuit en sueur en pensant à votre concurrent qui a une meilleure indexation que vous ?

Vous ne pouvez pas vous empêcher de simuler d’aller aux toilettes pour vérifier sur votre iPhone le nombre de visiteurs sur votre site ? Et ce, trois fois lors d’un même souper ?

Vous en avez marre de ne pas tout connaitre de vos visiteurs, même si vous êtes constamment sur Analytics ?

Eh bien, de talentueux développeurs ont pensé à vous et ont trouvé le remède : un script facilement paramétrable pour affiner les résultats des sites référents pour Google Analytics.

Pour cela, vous aurez besoin de trois choses :

Qu’est-ce que ça fait au juste ? Le script permet d’afficher un nouveau bouton “Who sent me unusual trafic” qui ouvre deux nouveaux tableaux en plus de ceux des sites référents par défaut de Google Analytics.

Le premier tableau montre tous les sites qui ont participé à une augmentation de plus de 20% en terme de visites durant les trois derniers jours par rapport à la période définie.

Le deuxième tableau montre tous les nouveaux sites qui ont apparu ces trois derniers jours. Une fois le plugin installé, il suffit d’aller dans Tools> Greasemonkey> Manage user scripts, à partir d’ici en peut éditer le script avec un éditeur texte et changer les variables qui nous intéressent.

Dans le premier tableau, je réalise que nos bons amis de Département nous ont ramené 6 visites. Des visites que personnes n’aurait suspecté avec Google Analytics. Dans le deuxième tableau, un nouveau site, l’AMPQ ont ramené 13 visites, mais dans ce cas là il s’agit plus de la réédition de leur site qu’un nouveau référent.

Tout cela me rappelle furieusement la théorie du Longtail, ou même si les Top Referers sont toujours là (Google, Facebook, LinkedIn…) il ne faut pas négliger les autres. Ces nouveaux liens référents quasiment sortis de nulle part qui permettent d’avoir une idée plus “actuelle” de ce qui se passe autour de votre site. Ceci est un des plus gros challenges en analytique : comment être au courant de toutes ces petites nouveautés qui font la différence et en d’autres termes, qu’est-ce qui a changé entre hier et aujourd’hui. Que ce soit pour votre propre site, ou encore mieux pour une campagne de relations publiques en ligne, cet outil permettra de vous ajuster constamment et affiner vos stratégies de communication.

Plus d’informations sur le script dans le post original de Juice Analytics. Si avec ça, vous n’êtes pas encore soulagé, je ne peux que vous suggérer cet excellent article de Avinash Kaushik, évangéliste Google en web analytique.

Le web peut rendre très suspicieux

Issam Heddad | 24 avril 2008

Observez le cycliste et avancez vers le Nord.

Fake ou pas ?

YouTube partout, n’importe comment

Alexandre Simard | 12 mars 2008

YouTube a annoncé aujourd’hui des ajouts importants à son API:

Ce que ça veut dire en clair, c’est qu’il est maintenant possible de bâtir un site de partage de vidéos par dessus YouTube, dont l’expérience utilisateur est complètement sous votre contrôle. Vos utilisateurs, votre interface d’un bout à l’autre (incluant le lecteur vidéo), votre processus de téléchargement. YouTube fournit le service de transcodage, de stockage et de transfert, sans aucun frais.

C’est une très mauvaise nouvelle pour les fournisseurs de ce genre de service, comme nos amis de Stream The World. Deux différences principales entre un service comme celui de Stream The World et ce que le nouvel API de YouTube permet: le logo cliquable de YouTube en bas à droite, dont vous ne pouvez vous débarrasser, et le prix. “Free beats paid.” Je souffre avec vous, les gars…

Comme dans tous les cas où un service utile ouvre ses données et ses méthodes à d’autres, cette annonce ouvre un éventail de possibilités quasi infini. Un exemple qui me vient en tête rapidement: un plugin WordPress qui permettrait d’uploader des vidéos dans l’interface d’édition d’un article. Ce vidéo serait publié directement chez YouTube, puis inséré dans l’article. Plus besoin de faire l’aller-retour entre deux sites pour publier un film sur son blog.

Et la cerise sur le sundae: YouTube offre maintenant l’encodage H.264 (merci, Apple). Cliquez le lien “Watch this video in higher quality” pour voir la différence. Et quelle différence!

Google AdWords et art ASCII: canular ou pas?

Alexandre Simard | 17 janvier 2008

Ça fait le tour des blogs sur le marketing interactif: une agence allemande a réussi à passer de l’art ASCII dans une campagne AdWords:

ascii-dans-resultats-de-google.png

Corrigeons d’abord la terminologie employée ici. Il s’agit de se démarquer dans les publicités AdWords, et non dans les résultats de recherche.

Questionnons-nous sur l’efficacité d’une telle campagne. L’agence prétend que les clics ont augmenté de 47% grâce à cette campagne. Impressionnant, mais dans une campagne AdWords, un clic est une dépense et une conversion, un revenu. Une plus grande quantité de clics “curieux” se traduit presque certainement par un taux de conversion plus bas. Donc, au final, une campagne moins efficace.

Demandons-nous, comme de nombreux commentateurs sur Mind Valley Labs si cette campagne a réellement eu lieu. Personne ne semble avoir réussi à voir ces annonces.

La seule preuve de leur existence est ce vidéo produit par l’agence elle-même. Bizarrement, ce document utilise une capture vidéo d’une session Firefox pour montrer les résultats “banals”, mais quand vient le temps de montrer la campagne elle-même, on nous sert une capture d’écran statique. Tellement plus facile à falsifier!

D’autres éléments douteux:

  • L’art ASCII dépend habituellement de l’utilisation d’une police à chasse fixe. Sans ce type de police, l’alignement des caractères est trop difficile à obtenir, surtout dans une page Web où les polices disponibles diffèrent d’un ordinateur à l’autre. Les AdWords n’utilisent pas une police à chasse fixe.
  • La capture d’écran montre trois annonces de cette campagne dans la même page de résultats. Le fonctionnement des AdWords ne permet pas une telle répétition.
  • Google impose certaines règles sur le nombre de caractères permis dans une seule annonce, sur l’utilisation des caractères spéciaux et sur la répétition d’un seul caractère. Les annonces en question sont certainement en violation d’au moins une de ces règles.

Enfin, regardons les pubs elles-mêmes de plus près. Le contenu d’une annonce AdWords doit tenir sur deux lignes. J’ai encadré ci-bas un segment de l’image ASCII qui semble nécessiter au moins trois lignes, et même trois lignes de hauteur différentes. À moins qu’il existe un caractère que je ne connaisse pas, qui combine un underscore, une barre oblique et une barre verticale…

ascii-google-nombre-de-lignes.png

Verdict: canular. Par contre, une très belle réussite de marketing viral pour cette agence, qui fait parler d’elle partout dans le monde, et qui a même réussi à gagner un prix avec son faux. Bravo!