Failbook : un succès

Sabrina Côté | 16 juillet 2008

Trouvé ce matin grâce à nos amis d’Advergame, un faux réseau social mettant satiriquement en vedette les personnalités politiques françaises: Failbook.

Failbook

Des statuts hilarants et ô combien éloquents comme “Ségolène R. a une idée mais elle la cache pour pas qu’on lui vole.”, des profils étoffés et tranchants, notamment celui de Jean-Marie L.P. qui a comme intérêts “Ces petits détails de l’Histoire qui font des millions de morts.” et des citations édifiantes, comme celle de Bernard K., qui écrit sur le mur de jean Louis B. “Peux-tu m’assurer que les Iraniens n’utiliseront pas l’eau du Tricastin pour enrichir leur uranium et terminer leur bombe nucléaire ?”.

Un vrai bijou du Web !

Deux questions s’imposent:

1. Qui se cache derrière cette offensive que je puisse le/la/les féliciter ?!?
2. Verrons-nous des représailles de Facebook, dont l’image de marque est exploitée allègrement ?

Mais peut-être est-ce Facebook justement qui en est l’instigateur…

Je meurs d’envie de voir naître une version québécoise !

Praized lance (enfin!) son application Facebook

Alexandre Simard | 1 juillet 2008

Praized Média fait partie du club restreint des startups montréalaises à l’américaine: investissements privés importants, embauches quasi continuelles, relations de presse traditionnelles et, malheureusement, souvent rien à montrer à part une démo statique. Dans le cas de Praized, les attentes sont élevées, tant à cause du profil des fondateurs, du soutien financier que de l’ambition du projet, qui veut rendre possible la découverte de nouveaux lieux et commerces grâce aux communautés Web établies et mieux articuler les conversations relatives aux marchands locaux qu’on retrouve dans les blogues et autres médias sociaux.

Sylvain Carle, VP technologie chez Praized, est un des vieux routiers du Web au Québec, respecté et apprécié de tous dans la communauté techno locale, à laquelle il se dévoue depuis plus de dix ans. Dans la dernière année, son activité sur Twitter documentait avec précision les efforts de son équipe, souvent en termes plus qu’élogieux. Rien pour aider à gérer les attentes.

La semaine dernière, en plus d’un communiqué de presse annonçant un lancement imminent, un premier produit (MISE À JOUR: la plate forme Praized était déjà utilisée par Mocolocal et Web2Places. Je ne suis pas l’actualité de si près, faut croire!) sortait enfin des laboratoires de Praized: l’application Facebook Praize’n'Raze. L’attente en valait-elle la peine?

L’application applique le modèle Digg à des lieux physiques: magasins, restaurants, bars. Les membres du service peuvent voter en faveur ou en défaveur de chaque endroit, et laisser un commentaire expliquant leur opinion. Chaque membre obtient sa page personnelle où on peut voir un résumé de son activité dans l’application. L’accueil est occupé par l’activité récente. Pour l’instant, l’application ne semble pas vouloir créer des sous-sites par aires métropolitaines, et les votes pour un commerce à San Francisco sont joyeusement mélangés avec ceux pour un bar à Montréal ou un restaurant à Québec.

L’application fonctionne remarquablement bien. À part lors de son ajout, je n’ai pas vu une seule page d’erreur ou encore une requête qui n’aboutissait pas. Pour un premier produit soft-launché, le fini est très bon. L’utilité et le fonctionnement du service sont bien expliqués, autant par les textes que par l’interaction.Le point le plus positif, c’est la quantité de lieux déjà présents dans le système, sans qu’un membre les ait préalablement entrés. Si je cherche un commerce, il est sûrement déjà là. Je n’ai donc pas à l’entrer moi-même. Je peux me contenter de donner mon opinion sur lui. C’est une importante barrière à l’entrée d’éliminée pour ce genre de service. J’ai pu être le premier à “praizer” Les Co’pains d’abord en 15 secondes, sans avoir à chercher leurs coordonnées pour remplir leur fiche. Apprécié.

Malgré cette qualité de réalisation, j’ai des réserves sur la conception, sur ce qu’on a choisi de réaliser. D’abord, l’application exige de créer un compte à part de son compte Facebook pour pouvoir contribuer du contenu. C’est un peu étrange de voir un boîte de login à l’intérieur d’un site sur lequel on est déjà identifié. Le texte d’aide sous cette boîte en dit long à ce sujet: “N’utilisez pas votre login Facebook ici.” Pourquoi m’obliger à créer un compte? Une application Facebook devrait considérer Facebook comme son fournisseur d’identité, comme un OpenID spécialisé.

Je n’aime pas trop l’utilisation abusive de jargon, qu’il soit technique ou marketing. L’action principale de Praize’n'Raze, le vote sur un lieu, n’est expliquée qu’avec de tels termes. Vous aimez un lieu? “Praize it!” Vous ne l’aimez pas? “Raze it!” Raze it? Vraiment? Quand je lis Raze j’entends “raise”, donc je pense à l’élévation et je ne vois pas pourquoi la flèche pointant vers le bas porterait ce nom.

Je trouve qu’il y a aussi un peu de confusion entre deux actions possibles sur un même lieu, soit celle de “praizer” et d’ajouter aux favoris. Ce sont deux façons différentes de donner un vote positif, non? J’imagine que l’objectif des favoris est de bâtir une liste de lieux qu’on ne connaît pas et qu’on voudrait visiter. Dans ce cas, je ne crois pas que “favori” soit le bon terme, puisqu’il comprend une notion d’appréciation qu’il est impossible de ressentir envers un lieu inconnu.

Mais ma principale réserve concerne l’utilité générale du service. Praize’n'Raze n’offre aucune fonctionnalité qui n’est pas déjà présente dans Yelp. Yelp permet depuis quatre ans à la communauté Internet de se prononcer sur les lieux qu’elle aime ou pas autour d’elle. En ce moment, le seul avantage de l’application de Praized sur Yelp, c’est que c’est un produit local, et que le Canada fait partie des étendues géographiques couvertes par le service. Rien n’empêche Yelp de pallier à cette lacune très rapidement.

J’imagine qu’il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg que nous prépare Praized. Je l’imagine et je le souhaite, parce que pour l’instant Praize’n'Raze me laisse avec l’envie de dire “J’ai attendu un an juste pour ça?”. Je crois sincèrement que Praized saura m’épater en bonne et due forme très bientôt.

Facebook en français

Alexandre Simard | 12 mars 2008

Soft-launchée vendredi (il fallait fouiller pour la trouver), la version française de Facebook est sortie du placard lundi:

fb_notice_fr.gif

Cet évènement attendu par des centaine de milliers de personnes n’est en fait qu’une traduction de l’interface. Et encore, une traduction pas si bien faite: “News” devient “News” (bonjour la France!) et de nombreuses chaînes de caractères dépassent l’espace qui leur est alloué, causant toutes sortes de problèmes de mise en page:

fb_tabs_laid.gif

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Facebook atteint le quart des québécois : I don’t think so.

Domenico Micheletti | 12 mars 2008

Infopresse publiait ce matin le résultat d’un sondage d’Ipsos qui annonçait qu’un québécois sur quatre serait maintenant sur Facebook. À ce sujet, je partage l’opinion de Michael Carpentier, mettant sérieusement en doute la méthodologie du sondage et les résultats obtenus. Il est très possible qu’il y ait plus d’un million de comptes ouverts au Québec mais combien se sont inscrits une fois pour ne jamais revenir, combien l’ont déserté sans être capable de fermer leur compte, combien sont des doublons ou encore, des personnages fictifs.

L’impact d’une telle annonce, c’est que de plus en plus d’entrepreneurs et de publicitaires interprètent, à tort, qu’on peut rejoindre le quart des québécois avec Facebook. Cet article fait augmenter l’intérêt de publiciser sur Facebook comme en parle Yannick Manuri dans son blogue. L’erreur pour un novice, c’est de croire qu’on peut VRAIMENT rejoindre autant de monde, au point même de croire que Facebook est ou peut remplacer un véritable média de masse comme la télévision. Un débutant peut comparer les 25% de Facebook au 20% de cote d’écoute de TVA et conclure qu’on rejoindra plus de monde avec Facebook qu’avec TVA. Cependant, dans un tel cas, c’est comparer des pommes avec des oranges. Il n’y a pas 25% des Québécois sur Facebook, la consommation de Facebook réelle doit être une fraction de ce qu’on veut faire croire et n’aura jamais l’impact (en terme d’exposition) qu’a un vrai média de masse.

En théorie, l’avantage de Facebook, c’est de fragmenter la population, d’aller chercher un public précis et de lui présenter un message précis, pratiquement personnalisé. À ce sujet, à moins qu’une entreprise n’ait un budget énorme et des ressources astronomiques pour sa publicité web, la quantité d’utilisateurs québécois ne devrait pas influencer sa décision d’utiliser Facebook.

Le panel Facebook en fable : La défaite du lion et du crocodile

Issam Heddad | 9 novembre 2007

Les intervenants du panel :

Jean-Jacques Stréliski : VP Création - Publicis Montréal

Olivier Soussy : Directeur des ventes Internet et nouveaux médias - Radio-Canada

Andrea Stairs : Senior Manager - Ebay Canada (présence anecdotique)

Vlad Stesin : Directeur de groupe - Marketing et Technologies - Fjord (division du Groupe Cossette)

Il était une fois un lion, un crocodile et un homme…

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FacebookCampMontreal : FaceApps

Issam Heddad | 8 novembre 2007

La salle est bondée comme on l’imaginait tous.

Après quelques salutations et remerciements de partenaires, le Facebook Camp commence….

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I presented at FacebookCamp and all I got is this lousy t-shirt

Alexandre Simard | 8 novembre 2007

J’ai suivi la track “développeurs” du FacebookCamp Montréal pour vous. Ça se résume ainsi: Lire le reste de cet article »