It’s not a glitch, he’s just that good.

Issam Heddad | 27 août 2008

Electronic Arts nous fait une belle démonstration de comment profiter de l’effet Youtube pour communiquer un message à leur cible sur Internet.

Une vidéo générée par l’utilisateur montrant un bug dans le jeu Tiger Woods 2008 :

Et la réponse de EA Sports :

Une très belle démonstration de la puissance du CGU et des réseaux sociaux qui permettra d’améliorer l’image de Electronic Arts, un empire souvent perçu comme totalitaire et colonialiste.

Don’t fix the glitch, make it understandable.

La viralité à l’état “Brute”

Issam Heddad | 26 août 2008

Depuis la découverte récente de LA BRUTE sur jeuxvideo.com, je ne me lasse pas de ma petite dose de brutalité quotidienne.

La Brute est un jeu développé par une boîte française, Motion Twin, les mêmes gars derrière le gros buzz Miniville. Le concept de La Brute est très simple. On s’inscrit (par une simple entrée de nom) en définissant le look de son personnage et on rentre dans l’arène pour distribuer allègrement des coups à nos adversaires.

J’entends des Meh des habitués des Beat them’all (les jeux de bourrins où on déglingue tout ce qui bouge) mais La Brute est différent car il n’a y a pas de gameplay à proprement parler. Tous les combats sont automatiques avec des paramètres de Force, Rapidité et Agilité qu’on accumule au fil des combats.

Ce qui est intéressant est le mécanisme viral du jeu. Il s’agit d’un parrainage mais caché sous l’analogie du Maître et l’Élève. En envoyant votre lien spécifique aux gens si ceux-ci s’enregistrent de cette page ils deviennent vos élèves.  Par exemple, si vous cliquez sur mon lien personnel, on vous donne la possibilité de me challenger directement en créant votre personnage. De mon côté, j’y gagne en échange un élève et surtout de précieux points d’expérience qui me permettront de progresser plus rapidement. Le site est très rapidement devenu un phénomène du web à juger par le détail sur le traffic.

Le jeu permet aussi des délires sympathiques comme en témoigne ce match opposant Firefox à Internet Explorer. Vous devinez bien sûr le gagnant.

Plus d’informations sur le blogue officiel du jeu et  je vous invite tous à venir me défier dans l’arène !

Mon nom est Marilyse, et j’endosse cette publicité

Marilyse Dionne | 22 août 2008

Facebook lance un nouveau format publicitaire, le Social Video Ad unit. L’unité publicitaire dédiée aux messages vidéo peut accueillir jusqu’à 4 commentaires. La publicité commentée par l’usager s’affiche ensuite dans le newsfeed de ce dernier. En ouvrant la publicité aux commentaires, Facebook fait le pari que les usagers vont se les relayer puisque les commentaires leur permettent de briller, une sorte de cautionnement publicitaire viral.
Faudra voir comment les agences vont s’approprier le format. Et si les annonceurs auront le courage de s’afficher - en pâture? – aux commentaires des usagers. Pour ces derniers, rien de nouveau côté fonctionnalités, on peut déjà publier des vidéos sur le site et les commenter. À tout le moins, les détracteurs de la publicité sur Facebook auront un nouveau canal pour s’exprimer…

Failbook : un succès

Sabrina Côté | 16 juillet 2008

Trouvé ce matin grâce à nos amis d’Advergame, un faux réseau social mettant satiriquement en vedette les personnalités politiques françaises: Failbook.

Failbook

Des statuts hilarants et ô combien éloquents comme “Ségolène R. a une idée mais elle la cache pour pas qu’on lui vole.”, des profils étoffés et tranchants, notamment celui de Jean-Marie L.P. qui a comme intérêts “Ces petits détails de l’Histoire qui font des millions de morts.” et des citations édifiantes, comme celle de Bernard K., qui écrit sur le mur de jean Louis B. “Peux-tu m’assurer que les Iraniens n’utiliseront pas l’eau du Tricastin pour enrichir leur uranium et terminer leur bombe nucléaire ?”.

Un vrai bijou du Web !

Deux questions s’imposent:

1. Qui se cache derrière cette offensive que je puisse le/la/les féliciter ?!?
2. Verrons-nous des représailles de Facebook, dont l’image de marque est exploitée allègrement ?

Mais peut-être est-ce Facebook justement qui en est l’instigateur…

Je meurs d’envie de voir naître une version québécoise !

La publicité dans les médias sociaux : l’erreur à éviter.

Domenico Micheletti | 25 juin 2008

Je suis tombé au début du mois sur un article de Robert Gorell intitulé « How to Avoid Marketing to Yourself » et ça m’a inspiré ce petit article.

Je commence avec cet axiome très simple : « Nous ne sommes pas notre public cible. » Tous les publicitaires de la planète, tous les gens travaillant de près ou de loin en marketing devraient copier 100 fois cette phrase d’une simplicité désarmante mais trop souvent oubliée.

En production web, le designer doit penser à créer sa page en 1024 x 768 même si la résolution de son écran est probablement le quadruple. Le programmeur doit prioriser Internet Explorer même s’il trouve Firefox supérieur. L’animateur flash doit faire des projets légers même s’il travaille avec Internet Haute Vitesse. L’ergonome doit simplifier la navigation même s’il est capable de se débrouiller dans des architectures plus complexes. Le spécialiste média doit acheter de l’espace sur des sites qu’il ne consulte pas quotidiennement. And so on…

Pourtant, on voit une tonne de fois cette erreur et ce, dans tous les médias.

En web, une variante de cette conception concerne le fameux 2.0, ce terme trop souvent (mal) utilisé en publicité et qui connaît sa véritable apogée dans les médias sociaux.

Quotidiennement, nous, jeunes communicateurs, consultons nos groupes sur Facebook, participons à des blogues (comme celui-ci), lisons des fils RSS et générons du contenu sur le web. Pourtant, la proportion de la population qui est activement participative avec ces outils est assez faible. Cette faible proportion est tout de même exposée de plus en plus à de la publicité parce que a) on croit que tout le monde est et b) c’est vraiment pas cher/gratuit à utiliser.

L’erreur qui en découle : on croit qu’il y a assez de monde sur ces plateformes participatives pour justifier d’y insérer des publicités classiques. Plutôt que d’engager la conversation avec le client, on utilise la nouvelle plateforme pour pousser de façon linéaire son message, comme si ce n’était qu’une variante d’un média traditionnel et qu’il y a une masse critique d’auditeurs qui justifierait une telle utilisation. On continue à penser en terme d’exposition même si les résultats de conversions demeurent incroyablement faibles. Pour être interactif, pour être « 2.0 », on croit qu’il faut juste écrire son message où est le client, se présenter sur des blogues ou des médias sociaux et de simplement crier « J’existe ! Venez manger mon hamburger ! » pour avoir une de ces fameuses relations bonifiées qu’est supposé amener le marketing 2.0.

Of course push marketing tactics don’t work well on the social web. They never did so well in Web 1.0, either. The problem isn’t social media. The problem is marketers putting tactics before strategy and expecting different results just because the technology and format are new. That’s what’s laughable.(1)

Ça sonne très cliché mais dans le cas des médias sociaux, l’important n’est pas la quantité mais la qualité de la communication publicitaire : la relation avant le contenu, le « comment » avant le « combien », la médiation avant le message. Si quelques personnes sont prêtes à engager une conversation avec vous et de vous donner du feedback sur votre produit, votre service ou votre marque, il est dans votre intérêt de bien l’écouter et de lui répondre correctement plutôt que de s’ingérer dans sa conversation, crier votre message et partir ailleurs pour répéter la même chose. Au mieux, le message ne passe tout simplement pas. Au pire, on endommage la marque parce qu’on passe pour une compagnie intrusive et irrespectueuse.

L’avantage des médias sociaux est de collecter des données sur nos usagers, de pouvoir s’engager dans une conversation réelle et d’avoir du feedback gratuitement de leur part. S’ils sont prêt à vous parler et à devenir vos amis Facebook, autant mieux en profiter pour les écouter.

La course de ballons selon Orange

Issam Heddad | 23 juin 2008

Orange UK et leur agence interactive Poke ont lancé début juin leur campagne marketing pour leur plan Pay As You Go. L’agence a développé un site assez particulier intitulé le World’s First Internet Ballon Race. Il s’agit d’une course de ballons sur Internet où les visiteurs doivent parcourir le plus de pages possible sur des sites partenaires. Pour cela, chaque éditeur rajoute (de son plein gré et gratuitement) un petite animation flash sur sa page représentée par un raton laveur orange en forme de ballon. Vous avez pu en apercevoir sur des sites comme Bannerblog.

Comment ça marche ? Très simple, chaque éditeur choisit un ballon et fait sa promotion à travers son site. Les internautes décideront de donner des coups de boost ou pas aux sites participants à la course. En invitant par exemple 5 amis à découvrir un site, le ballon obtient un boost supplémentaire qui lui permet d’avancer encore plus loin. Les participants peuvent suivre leur progression sur la page de la campagne et le gagnant, le site le plus qui aura parcouru la plus grande distance, gagnera un voyage VIP à Ibiza d’une valeur de £20,000.

Un idée géniale pour faire du placement média gratuit (1500 sites participants sur un mois) et donner aux internautes une façon ludique pour naviguer sur Internet, découvrir de nouveaux environnements et partager ses découvertes avec ses amis. Le tout, une gracieuseté d’Orange.

balloonrace1.jpg

Spencer McHugh, chef du marketing interactif et direct chez Orange UK, a dit dans une entrevue pour Brand Republic : “The digital space is becoming an important way for us to engage with our target audiences. The Orange Balloon Race is an exciting and innovative way to raise awareness of our new Pay As You Go Animal packages, while giving our customers a fun and interactive experience with the Orange brand.

Que penser de cela ? Le site NOTCOT en profite pour exprimer un coup de gueule ô combien nécessaire pour notre industrie. Il faut contourner le carcan hermétique pour ne pas dire chiant de l’IAB pour innover, surprendre et trouver des moyens amusants et non intrusifs pour véhiculer de l’information sur le web. Pourquoi faire de la bannière alors qu’on peut faire beaucoup plus ?

La course commence officiellement demain 24 juin à midi (heure UK) et durera une semaine. À vos ballons !

Lonely Planet… ou Mobile Planet ?

Guillaume Joly | 11 juin 2008

Voici mon deuxième compte rendu de la journée Infopresse à laquelle j’ai assisté hier. Pour ce deuxième billet, j’ai choisi de vous parler du dernier conférencier de la journée, M. Sotkiewicz. Le nom de l’entreprise pour laquelle il travaille est beaucoup moins difficile à prononcer que son nom de famille à lui, il s’agit de Lonely Planet.Lonely Planet

En 2007, la BBC est devenu actionnaire majoritaire (75%) de Lonely Planet qui était au départ une entreprise familiale. Cet investissement a permis à l’entreprise d’explorer et de planifier plus en profondeur les actions les plus en lien avec le touriste d’aujourd’hui.

Ce monsieur, très charismatique, nous a fait part d’un tas d’anecdotes et de faits très intéressants. J’ai cependant envie de vous parler des trois éléments qui, selon moi, étaient les plus intéressants.

Les voyages en tant que connecteurs sociaux

Pour M. Sotkiewicz, les voyages sont un moyen pour rassembler les générations. Souvent, les récits de voyage constituent aussi des « ice breakers » menant à des conversations souvent intéressantes avec nos collègues ou avec des connaissances.

Replongez-vous dans vos souvenirs de voyage. Vous avez sûrement rencontré des gens géniaux, des gens très différents de vous, qui ont une histoire abracadabrante, qui parlent une autre langue et pour qui vous êtes tout autant exotique qu’eux le sont pour vous. Pourtant, vous les avez rencontrés, vous leur avez parlé, vous avez peut-être même décidé de faire un petit bout de chemin avec eux, de partager un repas, une chambre dans une auberge quelque part à Pamplona en Espagne ou à Cusco au Pérou.

C’est cette fibre que Lonely Planet exploite. C’est cette fibre qui est à l’origine des 8 millions de guides vendus chaque année. C’est cette fibre qui fait en sorte que les noms de tous ceux qui ont envoyé un commentaire suite à une visite dans un hôtel ou un repas dans un restaurant se retrouvent à la fin des guides touristiques concernés.

Du Web 2.0 – comme les gens dans l’industrie aiment bien dire – en imprimé! Wow! Peut-être que vous le saviez, moi pas.

Le Web 2.0, haha, ça me fait bien rire quand les conférenciers et les blogueurs parlent de ça. Une chance, M. Sotkiewicz s’est bien gardé de prononcer ce « buzz word » insignifiant. Il a plutôt choisi de parler de contenu généré par les utilisateurs, d’authenticité et de partenariat gagnants-gagnants avec des plateformes de diffusion d’information : des concepts beaucoup plus évocateurs, beaucoup plus concrets.

Médias sociaux et tourisme

Lonely Planet utilise différents médias sociaux. Facebook, bien sûr, mais surtout Youtube, Flickr et MySpace. Personnellement, je trouve le contenu de leur site sur Youtube plutôt impressionnant. La négociation pour les droits et les redevances a dû l’être également! Mais bon, c’est une autre histoire.

Ce que je trouve génial dans cette idée est que Lonely Planet se sert de ces médias pour augmenter sa notoriété, pour engager émotionnellement ses clients. Pour ce faire, cela demande une présence accrue de leur personnel sur ces différentes plateformes afin de faire vivre une expérience en ligne intéressante et vivante aux acteurs de ces communautés virtuelles. En dégageant des ressources financières et humaines, Lonely Planet est capable d’agir et de faire réagir les créateurs de contenu, les critiques de contenu les collectionneurs de contenu et les amateurs de contenu. En somme, ils sont capables d’agir aux différents échelons de participation dans ces milieux virtuels.

Mobile et tourisme, ça rime ?

La partie la plus intéressante est probablement le petit vidéo que M. Sotkiewicz nous a présenté concernant la vision de Lonely Planet en rapport au futur du tourisme. Malheureusement, il s’agit d’un vidéo que je n’ai pas réussi à trouver sur le Web. Selon lui, c’est à travers les appareils mobiles. Le « match » est absolument parfait! Sébastien, un collègue (mon boss) avec qui j’étais à la conférence, confirmait ce fait lorsqu’il m’avouait ne jamais avoir utilisé autant son iPhone que lorsqu’il est allé en Thaïlande.

Avec les systèmes GPS intégrés dans ce genre d’appareil, on peut savoir avec exactitude où on se trouve… ce qui est très pratique si on est perdu dans un de ces villages fortifiés au Maroc et qu’on ne trouve plus son chemin. À l’aide d’une application mobile, Lonely Planet permet aux voyageurs de consulter les répertoires de restaurants et des hôtels recommandés par d’autres utilisateurs de Lonely Planet et bien sûr, d’afficher sur leur écran ceux qui sont à proximité.

Vous pouvez également mettre à jours votre profil Facebook en temps réel ou encore mettre vos photos sur votre compte Flickr à mesure que vous les prenez avec votre appareil mobile.

Si vous n’avez pas accès à un réseau sans fil, pas de problème, envoyé un SMS à Lonely Planet avec des mots-clés pertinents et ils vous retourneront les résultats des meilleurs restaurant dans le quartier où vous êtes.

Bref, si vous vous demandiez ce que nous réserve l’avenir en tourisme… et bien vous avez votre réponse maintenant!

Les termes et conditions pour le journalisme 2.0

Domenico Micheletti | 4 juin 2008

Si vous avez suivi un peu ce qui s’est passé hier avec le CRTC, vous savez que TQS veut réinventer l’information en mettant le citoyen au coeur des nouvelles, en demandant à la population d’envoyer leur vidéos et de commenter l’actualité. Après le “journaliste-caméraman” (c’était ça aux débuts de TQS, question de payer un seul salaire pour deux fonctions), voici le journaliste-non-professionnel-qui-utilise-son-téléphone-cellulaire-pour-faire-la-nouvelle (ce qui devrait être superbe en HD). Bref, ils vont traiter le Grand Journal comme un espèce de Drôle de vidéo mais sans le rire en canne. J’ai déjà hâte, tout comme Steve Proulx et Michel Dumais.

CTV fait déjà un peu la même chose. Je vous invite à lire cet article de Fagstein (un gars qui travaille à The Gazette) qui parle des termes et conditions pour être un citoyen-journaliste pour eux. Ça sera probablement la même chose à TQS et ça fait réfléchir.

En gros, le citoyen concède tous les droits (principalement pécuniaires) du vidéo à CTV sans aucune compensation mais demeure juridiquement responsable du contenu (et de sa diffusion) et accepte de payer tous les frais en cas de poursuite contre CTV. Tout à perdre, rien à gagner.

Sérieusement, quel bozo va accepter de telles conditions?

Advergaming, un mémoire commenté (1 de 2)

Guillaume Joly | 3 juin 2008

Il y a un peu plus d’un mois, Sébastien Coulaud, un finissant de la maîtrise - ou mastère que les Français disent - en Marketing et Communication de l’ESCP-EAP (plus concrètement la « European School of Management ») m’a demandé de commenter son travail de maîtrise sur les advergames.

En raison de nombreux mandats clients et aussi parce qu’elle est arrivée dans ma vie, je n’ai pas pu me pencher sur son travail avant la dernière semaine, mais voilà que c’est lu, digéré et prêt à être discuté. C’est d’autant plus intéressant que nous venons de lancer un nouveau advergame pour la Campagne Journée de l’air pur hier! Je vais, dans cet article-ci, vous exposer les hypothèses de départ et les résultats de Sébastien… Dans un deuxième article, je développerai sur les tendances de l’industrie en ce qui a trait aux investissements publicitaires en ligne. Pourquoi est-ce que je commence par la fin? Premièrement parce qu’il y a trop de matière pour un seul article et deuxièmement parce que de toute façon, c’est toujours ça qu’on fait quand on reçoit un rapport, une soumission ou une estimation : on va tout de suite voir les résultats et les chiffres à la fin.

Avant d’entamer l’exercice, je tiens à préciser que je n’ai pas contre vérifié les résultats statistiques présentés dans ce mémoire. Les « tests de Chi-deux » et les « 19 fois sur 20 », j’en ai eu ma claque pendant la maîtrise. Je tiens pour acquis que les professeurs de la maîtrise en marketing et communication ont fait leur devoir.

Dans son mémoire, Sébastien pose cinq hypothèses. En bon scientifique, il tente d’infirmer ou de confirmer ses hypothèses à l’aide de statistiques. On reproche souvent aux universitaires de pelleter des nuages. En marketing, ce sont des champions en plus! Vous devriez voir à quoi ressemble un mémoire de maîtrise en Marketing! Quand ils arrivent dans le local d’ordinateur avec leur paquet de 500 feuilles pour imprimer leur mémoire de 50 pages (ils sont maintenant limités) et leurs 300 pages d’annexes! Ouff!

Alors félicitation à Sébastien qui a réussi à poser des questions (hypothèses) concrètes et à synthétiser l’information à l’intérieur d’un document qui se lit, ma foi, plutôt bien.

À l’aide de cinq hypothèses, Sébastien pose en fait 3 questions :

  1. Est-ce que les hommes aiment davantage jouer à des advergames que les femmes ?
  2. Est-ce que les advergames de compétition conviennent davantage aux hommes et les advergames de réflexion conviennent davantage aux femmes ?
  3. Est-ce que les hommes ont plus tendance à partager les advergame (viral) que les femmes ?

Advergame vs. Placement de produits

Avant de débuter, il convient de définir ce qu’est un « advergame » et de le différencier du traditionnel placement de produit. Dans ce mémoire, un advergame est défini comme étant « un jeu destiné à promouvoir un produit ou une marque, à augmenter la présence à l’esprit de la marque et à obtenir des informations sur les clients existants ou potentiels. »

Il diffère du placement de produit par le fait que le produit se trouve au centre du jeu, contrairement au placement publicitaire qui ne fait qu’insérer sa publicité dans le jeu.

Segmentation du public cible

Dans le cadre des mandats qui nous sont confiés, en plus d’analyser les habitudes d’utilisation de la clientèle visée par nos clients, nous effectuons très fréquemment une analyse démographique. Dans certain cas, peut-être est-ce encore utile, mais bien franchement, je remets cette pratique en cause puisque je crois qu’il est beaucoup plus pertinent de segmenter selon les intérêts des gens. Les 18-35 ans, honnêtement, ça peut vraiment être n’importe qui en fait! Mais bon, ça c’est un tout autre sujet.

Dans son mémoire, Sébastien divise ses sujets en deux groupes : les hommes et les femmes. Un choix très « safe », mais très pertinent en même temps.

Les résultats

Il semblerait que les hommes aiment davantage les advergames que les femmes. Peut-être que c’est parce qu’ils ont plus de succès à ces jeux? Peut-être que c’est justement pour ça qu’ils les aiment. L’œuf ou la poule alors? Cette conclusion devrait sonner des cloches chez les responsables du marketing en entreprise!

Il semblerait aussi que les hommes préfèrent les advergames de compétition et que les femmes, elles, préfèrent les advergames où il faut réfléchir davantage. Cette donnée est, quant à elle, très intéressante pour les firmes comme la nôtre qui conceptualise des advergames pour nos clients. En fonction du public cible, nous pourrons ainsi ajuster le concept afin d’assurer un taux de participation et de pénétration de marché le plus intéressant possible.

En ce qui a trait au partage viral de l’information, il semblerait que les hommes et les femmes réagissent de la même façon. Personnellement, je trouve que ces fonctionnalités sont très mal exploitées. Les gens ne sont plus dupes, ils se font inonder de pourriels et commencent à comprendre pourquoi. Je crois qu’il faut offrir un peu plus à un utilisateur pour qu’il accepte de fournir son adresse de courriel et celles de ses amis. Mais ça aussi c’est un tout autre sujet!

La suite d’ici quelques semaines…

Vu sur Google

Domenico Micheletti | 22 mai 2008

On parle souvent de l’importance d’optimiser son site pour s’assurer d’avoir une bonne visibilité sur Google. Plus on est visible sur Google, mieux c’est. Mais il y a quand même une limite.