Et si on pouvait partager des bannières ?

Issam Heddad | 20 avril 2009

On peut partager presque tout ce qu’on voit sur le web : photo, vidéo, musique, texte, hyperlien, etc… N’importe quel contenu en fait peut être sauvegardé (ajout aux favoris), partagé et éventuellement remixé ou encore ré-inventé.

Tout sauf des bannières.

Si vous voyez une vidéo Youtube que vous aimez, vous la partagez avec vos amis à travers Facebook ou Twitter. Pourquoi ne pas faire autant avec une bannière web ? On proposerait aussi de rajouter, à la Facebook, la possibilité aux internautes de donner leur feedback ou appréciation de la bannière.

Le modèle traditionnel (et la nature) des bannières va changer peu à peu et va métamorphoser notre façon d’utiliser ce médium et interagir avec lui. La bonne nouvelle, c’est que nous avons déjà une petite idée là-dessus.



11 commentaires pour “Et si on pouvait partager des bannières ?”

  1. Alexandre Simard dit :

    Du temps où la bannière servait uniquement au “clickthrough”, on partageait la page de destination. Maintenant qu’il y a beaucoup plus de contenu, d’interaction et de moyens investis dans la bannière, c’est vrai qu’elle mériterait un permalien. Le contenu publicitaire sera donc le dernier à avoir observé la règle #1 du web: avoir une adresse.

    Les VideoEggs (merci Radu et Issam) semblent offrir un équivalent du permalien pour certaines bannières, comme celle-ci:

  2. Issam Heddad dit :

    Très bon point Alex. Le permalien et/ou le code embed feraient un grand bien à la bannière. D’autant plus que l’expérience que procureront les nouveaux formats de type XXL sera plus proche d’un “nanosite” que d’une bannière “traditionnelle”.

  3. Marilyse dit :

    Le lien partagé amène où? Au site web qui sert la bannière? Dans un environnement dédié à la marque?

    Ajouter des fonctions de partage permettrait de faire un peu plus avec le budget média, et toute stratégie d’optimisation sociale du contenu sur le Web est une bonne idée. Par contre la bannière encore trop souvent un simple pointeur, un tease qui court après l’attention pour nous faire cliquer plus loin. Et ses visées sont souvent à court terme : communications basée sur l’urgence, à durée limitée.

    La vraie question reste pourquoi partager ? Tant que le contenu ne sera pas plus intéressant le « potentiel de partage » est plutôt nul.

  4. Issam Heddad dit :

    J’imagine que ce serait un environnement dédié à la marque sinon on ne partagerait que le lien de destination. La fonction embed est plus intéressante pour l’optimisation sociale du contenu comme tu le soulèves.

    C’est certain que cela ne s’appliquerait pas à toutes les bannières, ni à tous les formats. Je me vois mal partager le big box de la promo du printemps d’un fabricant de voitures. Mais si le contenu est riche, intéressant et pertinent on pourrait très bien le partager. L’exemple des Banner Concerts de la banque belge Axion le prouve.

  5. Radu dit :

    @Marilyse c’est sur qu’avec des bannières du type “hit the monkey and win a free ipod” cette fonction est relativement futile. Mais disons que je voulais partager cette initiative de Nike + Trash Talk: http://www.bannerblog.com.au/news/2009/03/nike_trash_talk_banner.php

  6. Marilyse dit :

    @ Issam : merci pour le lien vers cette superbe campagne. J’en rajoute : voici le résumé de la stratégie : http://www.bornoncloud9.be/cases/axion/the-banner-concerts-campaign/index.html

    @ Radu : tu peux toujours ressortir le bon vieux argument viral (sic) de partager pour gagner des chances ;-)
    Sérieusement. Nos prémisses se rejoignent : le partage doit avoir une valeur pour l’usager, et toutes les bannières ne sont pas scénariser pour le partage ou la dissémination. En fait, peu de bannières sont social friendly. Ou même simplement friendly.

    Je reviens à Trash Talk, je n’ai pas vécu l’expérience en temps réel, mais elle me semble très liée à l’environnement média et limitée dans la durée, comme un événement en fait. Le croisement des messages d’une propriété Web à l’autre - super idée – est l’essence de l’expérience. Dans ce contexte comment vois-tu la dissémination?

  7. Radu dit :

    Exactement, nos points sont “on-point” ;-).
    Très peu de bannières sont social friendly et même mémorables comme purple cows. Je pense qu’ il est nécessaire d’avoir l’outillage pour les traiter de la meme manière que tout autre objet web (page, comment, photo, index, etc…) avec un permalink. On partage alors la bannière pour en faire l’éloge mais aussi pour la commenter, pour le meilleur et le pire. Oui effectivement il existe le risque qu’elle apparaissent out of context de la strategié média (touché re: Trash Talk) mais franchement il est négligeable. IMHO.

  8. Martin G. dit :

    Des bannières? Quelles bannières? :)

  9. Alexandre Simard dit :

    Ouais, le célèbre point “AdBlock”. Quelques bémols à ce sujet:

    • C’est sur Firefox seulement (18% du marché)
    • C’est un Add-On, i.e. une installation supplémentaire. Sa part de marché est donc bien en dessous des 18%.

    Bizarrement, AdBlock ou d’autres extensions similaires sont populaires auprès des power users, justement le genre de gens qui travaillent dans des agences interactives!

  10. Vlad Stesin dit :

    Bonjour!

    Je suis un peu tard au rendez-vous, mais le sujet me touche. Depuis quelque temps, chez Bloom on a développé une application permettant aux sites d’ajouter ce genre de fonctionnalité aux campagnes traditionnelles.

    Au début on a parti avec l’idée de “partage” ou “widgetisation”, mais ça a rapidement évolué vers plus de choses. L’idée est que les annonceurs (ou les sites) décident quelle fonctionnalité rendre disponible dans une barre d’outils qui s’attache à n’importe quelle campagne.

    Les options varient et sont complètement configurables… ça peut être des liens vers des trucs sur Facebook, YouTube, Twitter, concours, sondages, etc. Mais il y a aussi une option de passer un message à l’annonceur, à la uservoice (essayez-le).

    Si le site utilise AdGear, notre plateforme de gestion publicitaire, l’utilisateur peut aussi utiliser la barre d’outils pour faire un opt-out de cette pub spécifique ou de cet annonceur.

    Bref, vous pouvez voir quelques exemples plus bas sur cette page:

    http://actions.adgear.com

    On est en cours d’implantation avec quelques sites/réseaux locaux. Les gens de Provokat ont aussi contribué.

    Pour ce qui est des adblockers, ce qu’on voit dans notre réseau - près de 800 millions d’impressions par mois - c’est pas aussi flagrant que certains veulent faire croire. Se faire remarquer avec les formats standards, ça c’est plus difficile… D’où l’idée de notre petit projet.

  11. Issam Heddad dit :

    Très intéressant ce AdGear, il représente bien selon moi l’évolution de la bannière. Par contre, j’aimerai bien savoir ce que l’IAB en pense.

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