Revolver 3 remporte la deuxième ronde du Youtube Battle !

Issam Heddad | 25 juillet 2008

C’est une période faste pour Revolver 3. De beaux projets, des pitchs inspirants et mobilisateurs, de la joie, de la bonne humeur, de la recherche, du développement, de la santé (on a baissé notre consommation de shish taouk de 300%!), bref tout ce dont une agence peut espérer. Pour couronner le tout, on atteint la consécration en remportant la deuxième manche du Youtube Battle organisé par la Taverne Normand.

Vous connaissez le principe : deux équipes, 8 thèmes, une vidéo sur le web par équipe et par thème et un vote du public qui détermine le vainqueur après chaque projection. L’équipe qui a plus de 4 points remporte la partie sinon c’est un match nul.

Au sein de la Team Revolver Three, on était un peu inquiet, je dois avouer que tout s’est fait à l’arrache, nos adversaires (Les Vaches Folles) non plus n’étaient pas très bien préparés. Mine de rien, c’est tout un travail pour trouver des vidéos pertinentes. Nous avons malgré tout  pu les battre à plate couture (lire les commentaires pour comprendre ce jeu de mot très intelligent, ma foi)

Voici les 8 thèmes, cliquez sur un lien pour voir la vidéo présentée :

  1. Quand les fils se touchent
  2. Génie en herbe
  3. La politique c’est de la marde
  4. Ça c’est cowboy
  5. Une belle occasion de se taire
  6. Magie!!!
  7. L’amour rend aveugle (limite de 2min par vidéo oblige, commencez à partir de 3:27)
  8. Thème libre (on menait déjà 5 à 2, vous comprendrez mieux pourquoi on a osé)

Rendez-vous le jeudi 07 août pour encore plus de délire et de franche rigolade. Passez faire un tour vers 20h à la Taverne Normand (1550 av. du Mont-Royal Est) pour le troisième round du Youtube Battle !

Be there.

Failbook : un succès

Sabrina Côté | 16 juillet 2008

Trouvé ce matin grâce à nos amis d’Advergame, un faux réseau social mettant satiriquement en vedette les personnalités politiques françaises: Failbook.

Failbook

Des statuts hilarants et ô combien éloquents comme “Ségolène R. a une idée mais elle la cache pour pas qu’on lui vole.”, des profils étoffés et tranchants, notamment celui de Jean-Marie L.P. qui a comme intérêts “Ces petits détails de l’Histoire qui font des millions de morts.” et des citations édifiantes, comme celle de Bernard K., qui écrit sur le mur de jean Louis B. “Peux-tu m’assurer que les Iraniens n’utiliseront pas l’eau du Tricastin pour enrichir leur uranium et terminer leur bombe nucléaire ?”.

Un vrai bijou du Web !

Deux questions s’imposent:

1. Qui se cache derrière cette offensive que je puisse le/la/les féliciter ?!?
2. Verrons-nous des représailles de Facebook, dont l’image de marque est exploitée allègrement ?

Mais peut-être est-ce Facebook justement qui en est l’instigateur…

Je meurs d’envie de voir naître une version québécoise !

Ferry Halim et les jeux Flash

Issam Heddad | 8 juillet 2008

Ferry Halim est designer et dans son temps libre, il confectionne des jeux Flash. Ses jeux se déroulent toujours dans des univers charmants aux couleurs pastel qui évoquent les contes de l’enfance. En l’espace de quelques années, ce natif de Padang, Indonésie, vivant depuis 2001 à Fresno en Californie, a réalisé plus de quarante jeux Flash pour des clients incluant les chaînes Cartoon Network ou Comedy Central ou bien le fabricant de poupées historiques American Girl, autour d’univers aussi variés que ceux de Pokémon, de South Park ou de Tom & Jerry. Ce qui va nous intéresser par contre est son portfolio de jeux personnels, sa cour de récréation, le site Orisinal.com,  qu’il qualifie lui-même de “terrain de jeu et d’expérimentation.” En huit ans, le designer y a réalisé une soixantaine de titres et s’y est façonné un style, qu’il décrit lui-même comme “propre et agréable” : pas de sang, presque pas de violence (sauf peut-être à l’encontre de quelques crabes grognons), mais des couleurs pastels, des petits animaux, et des berceuses apaisantes en guise de bande-son, des univers charmants et tous publics qui lui ont valu quelques prix, dont le Webby Award du meilleur site de jeu vidéo en 2003.

Je vous recommande d’essayer les jeux suivants : Bubble Bees, Winterbells, A Daily Cup of Tea, Cats, A Dog for Each Season et Bugs. Ne vous laissez pas berner par le design enfantin et la musique de type d’ascenceur, certains jeux ont un mécanisme de gameplay redoutable.

Sunny Day Sky est son dernier titre. Comme son nom l’indique c’est le jeu parfait pour l’été. L’idée est très simple mais l’éxecution est parfaite. Vous êtes un ourson et avec votre parapluie devez rester le plus longtemps dans les airs et dépasser le maximum de voitures pour avoir des combos multiplicateurs. Vous vous surprendrerez à vous laisser facilement entraîner au gré du vent  à la recherche du sacro-saint High-Score.

J’ai eu 15800 points en un seul saut. À vous de jouer.

Praized lance (enfin!) son application Facebook

Alexandre Simard | 1 juillet 2008

Praized Média fait partie du club restreint des startups montréalaises à l’américaine: investissements privés importants, embauches quasi continuelles, relations de presse traditionnelles et, malheureusement, souvent rien à montrer à part une démo statique. Dans le cas de Praized, les attentes sont élevées, tant à cause du profil des fondateurs, du soutien financier que de l’ambition du projet, qui veut rendre possible la découverte de nouveaux lieux et commerces grâce aux communautés Web établies et mieux articuler les conversations relatives aux marchands locaux qu’on retrouve dans les blogues et autres médias sociaux.

Sylvain Carle, VP technologie chez Praized, est un des vieux routiers du Web au Québec, respecté et apprécié de tous dans la communauté techno locale, à laquelle il se dévoue depuis plus de dix ans. Dans la dernière année, son activité sur Twitter documentait avec précision les efforts de son équipe, souvent en termes plus qu’élogieux. Rien pour aider à gérer les attentes.

La semaine dernière, en plus d’un communiqué de presse annonçant un lancement imminent, un premier produit (MISE À JOUR: la plate forme Praized était déjà utilisée par Mocolocal et Web2Places. Je ne suis pas l’actualité de si près, faut croire!) sortait enfin des laboratoires de Praized: l’application Facebook Praize’n'Raze. L’attente en valait-elle la peine?

L’application applique le modèle Digg à des lieux physiques: magasins, restaurants, bars. Les membres du service peuvent voter en faveur ou en défaveur de chaque endroit, et laisser un commentaire expliquant leur opinion. Chaque membre obtient sa page personnelle où on peut voir un résumé de son activité dans l’application. L’accueil est occupé par l’activité récente. Pour l’instant, l’application ne semble pas vouloir créer des sous-sites par aires métropolitaines, et les votes pour un commerce à San Francisco sont joyeusement mélangés avec ceux pour un bar à Montréal ou un restaurant à Québec.

L’application fonctionne remarquablement bien. À part lors de son ajout, je n’ai pas vu une seule page d’erreur ou encore une requête qui n’aboutissait pas. Pour un premier produit soft-launché, le fini est très bon. L’utilité et le fonctionnement du service sont bien expliqués, autant par les textes que par l’interaction.Le point le plus positif, c’est la quantité de lieux déjà présents dans le système, sans qu’un membre les ait préalablement entrés. Si je cherche un commerce, il est sûrement déjà là. Je n’ai donc pas à l’entrer moi-même. Je peux me contenter de donner mon opinion sur lui. C’est une importante barrière à l’entrée d’éliminée pour ce genre de service. J’ai pu être le premier à “praizer” Les Co’pains d’abord en 15 secondes, sans avoir à chercher leurs coordonnées pour remplir leur fiche. Apprécié.

Malgré cette qualité de réalisation, j’ai des réserves sur la conception, sur ce qu’on a choisi de réaliser. D’abord, l’application exige de créer un compte à part de son compte Facebook pour pouvoir contribuer du contenu. C’est un peu étrange de voir un boîte de login à l’intérieur d’un site sur lequel on est déjà identifié. Le texte d’aide sous cette boîte en dit long à ce sujet: “N’utilisez pas votre login Facebook ici.” Pourquoi m’obliger à créer un compte? Une application Facebook devrait considérer Facebook comme son fournisseur d’identité, comme un OpenID spécialisé.

Je n’aime pas trop l’utilisation abusive de jargon, qu’il soit technique ou marketing. L’action principale de Praize’n'Raze, le vote sur un lieu, n’est expliquée qu’avec de tels termes. Vous aimez un lieu? “Praize it!” Vous ne l’aimez pas? “Raze it!” Raze it? Vraiment? Quand je lis Raze j’entends “raise”, donc je pense à l’élévation et je ne vois pas pourquoi la flèche pointant vers le bas porterait ce nom.

Je trouve qu’il y a aussi un peu de confusion entre deux actions possibles sur un même lieu, soit celle de “praizer” et d’ajouter aux favoris. Ce sont deux façons différentes de donner un vote positif, non? J’imagine que l’objectif des favoris est de bâtir une liste de lieux qu’on ne connaît pas et qu’on voudrait visiter. Dans ce cas, je ne crois pas que “favori” soit le bon terme, puisqu’il comprend une notion d’appréciation qu’il est impossible de ressentir envers un lieu inconnu.

Mais ma principale réserve concerne l’utilité générale du service. Praize’n'Raze n’offre aucune fonctionnalité qui n’est pas déjà présente dans Yelp. Yelp permet depuis quatre ans à la communauté Internet de se prononcer sur les lieux qu’elle aime ou pas autour d’elle. En ce moment, le seul avantage de l’application de Praized sur Yelp, c’est que c’est un produit local, et que le Canada fait partie des étendues géographiques couvertes par le service. Rien n’empêche Yelp de pallier à cette lacune très rapidement.

J’imagine qu’il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg que nous prépare Praized. Je l’imagine et je le souhaite, parce que pour l’instant Praize’n'Raze me laisse avec l’envie de dire “J’ai attendu un an juste pour ça?”. Je crois sincèrement que Praized saura m’épater en bonne et due forme très bientôt.