Lonely Planet… ou Mobile Planet ?

Guillaume Joly | 11 juin 2008

Voici mon deuxième compte rendu de la journée Infopresse à laquelle j’ai assisté hier. Pour ce deuxième billet, j’ai choisi de vous parler du dernier conférencier de la journée, M. Sotkiewicz. Le nom de l’entreprise pour laquelle il travaille est beaucoup moins difficile à prononcer que son nom de famille à lui, il s’agit de Lonely Planet.Lonely Planet

En 2007, la BBC est devenu actionnaire majoritaire (75%) de Lonely Planet qui était au départ une entreprise familiale. Cet investissement a permis à l’entreprise d’explorer et de planifier plus en profondeur les actions les plus en lien avec le touriste d’aujourd’hui.

Ce monsieur, très charismatique, nous a fait part d’un tas d’anecdotes et de faits très intéressants. J’ai cependant envie de vous parler des trois éléments qui, selon moi, étaient les plus intéressants.

Les voyages en tant que connecteurs sociaux

Pour M. Sotkiewicz, les voyages sont un moyen pour rassembler les générations. Souvent, les récits de voyage constituent aussi des « ice breakers » menant à des conversations souvent intéressantes avec nos collègues ou avec des connaissances.

Replongez-vous dans vos souvenirs de voyage. Vous avez sûrement rencontré des gens géniaux, des gens très différents de vous, qui ont une histoire abracadabrante, qui parlent une autre langue et pour qui vous êtes tout autant exotique qu’eux le sont pour vous. Pourtant, vous les avez rencontrés, vous leur avez parlé, vous avez peut-être même décidé de faire un petit bout de chemin avec eux, de partager un repas, une chambre dans une auberge quelque part à Pamplona en Espagne ou à Cusco au Pérou.

C’est cette fibre que Lonely Planet exploite. C’est cette fibre qui est à l’origine des 8 millions de guides vendus chaque année. C’est cette fibre qui fait en sorte que les noms de tous ceux qui ont envoyé un commentaire suite à une visite dans un hôtel ou un repas dans un restaurant se retrouvent à la fin des guides touristiques concernés.

Du Web 2.0 – comme les gens dans l’industrie aiment bien dire – en imprimé! Wow! Peut-être que vous le saviez, moi pas.

Le Web 2.0, haha, ça me fait bien rire quand les conférenciers et les blogueurs parlent de ça. Une chance, M. Sotkiewicz s’est bien gardé de prononcer ce « buzz word » insignifiant. Il a plutôt choisi de parler de contenu généré par les utilisateurs, d’authenticité et de partenariat gagnants-gagnants avec des plateformes de diffusion d’information : des concepts beaucoup plus évocateurs, beaucoup plus concrets.

Médias sociaux et tourisme

Lonely Planet utilise différents médias sociaux. Facebook, bien sûr, mais surtout Youtube, Flickr et MySpace. Personnellement, je trouve le contenu de leur site sur Youtube plutôt impressionnant. La négociation pour les droits et les redevances a dû l’être également! Mais bon, c’est une autre histoire.

Ce que je trouve génial dans cette idée est que Lonely Planet se sert de ces médias pour augmenter sa notoriété, pour engager émotionnellement ses clients. Pour ce faire, cela demande une présence accrue de leur personnel sur ces différentes plateformes afin de faire vivre une expérience en ligne intéressante et vivante aux acteurs de ces communautés virtuelles. En dégageant des ressources financières et humaines, Lonely Planet est capable d’agir et de faire réagir les créateurs de contenu, les critiques de contenu les collectionneurs de contenu et les amateurs de contenu. En somme, ils sont capables d’agir aux différents échelons de participation dans ces milieux virtuels.

Mobile et tourisme, ça rime ?

La partie la plus intéressante est probablement le petit vidéo que M. Sotkiewicz nous a présenté concernant la vision de Lonely Planet en rapport au futur du tourisme. Malheureusement, il s’agit d’un vidéo que je n’ai pas réussi à trouver sur le Web. Selon lui, c’est à travers les appareils mobiles. Le « match » est absolument parfait! Sébastien, un collègue (mon boss) avec qui j’étais à la conférence, confirmait ce fait lorsqu’il m’avouait ne jamais avoir utilisé autant son iPhone que lorsqu’il est allé en Thaïlande.

Avec les systèmes GPS intégrés dans ce genre d’appareil, on peut savoir avec exactitude où on se trouve… ce qui est très pratique si on est perdu dans un de ces villages fortifiés au Maroc et qu’on ne trouve plus son chemin. À l’aide d’une application mobile, Lonely Planet permet aux voyageurs de consulter les répertoires de restaurants et des hôtels recommandés par d’autres utilisateurs de Lonely Planet et bien sûr, d’afficher sur leur écran ceux qui sont à proximité.

Vous pouvez également mettre à jours votre profil Facebook en temps réel ou encore mettre vos photos sur votre compte Flickr à mesure que vous les prenez avec votre appareil mobile.

Si vous n’avez pas accès à un réseau sans fil, pas de problème, envoyé un SMS à Lonely Planet avec des mots-clés pertinents et ils vous retourneront les résultats des meilleurs restaurant dans le quartier où vous êtes.

Bref, si vous vous demandiez ce que nous réserve l’avenir en tourisme… et bien vous avez votre réponse maintenant!



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