Loft original dans la petite italie

Sébastien Viau | 30 juin 2008

Pour ceux d’entre vous qui aiment le design d’intérieur et l’architecture, voici un truc que j’ai trouvé particulièrement inspirant ce week-end.

J’essaie de trouver en ce moment mon prochain projet de maison, mon premier fut ma maison à Longueuil que j’ai vendu au printemps dernier. On cherche sur plusieurs options en même temps, mais une des avenues envisagées est la transformation d’un immeuble existant.

Voici le projet qui m’a inspiré.

Revolver 3 remporte le premier round du Youtube Battle

Issam Heddad | 27 juin 2008

La tension était palpable à la Taverne Normand au 1550 Mont-Royal E. Un petit tour rapide des invités et on se sentait déjà à l’aise malgré la chaleur écrasante dans le bar. Alors que la première édition n’avait pas battu de record d’assistance, celle-ci a fait salle comble.

Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est un Youtube Battle, voici une définition simple : deux équipes, 8 thèmes, une vidéo par thème et un vote du public après les projections de chaque équipe. L’équipe qui remporte plus de 4 rondes gagne sinon c’est un match nul.

Pour notre premier round les thèmes était les suivants, suivez les liens pour voir les vidéos qu’on a présentés :

  1. Karaté kid
  2. La fois où j’ai eu le plus la chienne
  3. Position inconfortable
  4. C’est le temps des vacances
  5. On se mouille
  6. Au nom du père
  7. Chevaliers de la table ronde
  8. Thème libre

Décrire l’évènement n’est pas chose facile: il faut vraiment être sur place pour ressentir l’ambiance électrique. Rares sont les évènements où l’on passe par une telle palette d’émotions, du malaise général au rire très gras. Il faut dire que les verres surchargés d’alcool ont beaucoup aidé. D’ailleurs, l’escalade éthylique est un facteur clé de succès pour le vote du public. On a vite compris que les vidéos à fleur de peau et les ballades sentimentales sont à proscrire. Dans l’océan du Youtube Battle, il faut être un hors-bord et non un voilier.

Doit-on être si fiers ? Oui. En fait oui et non. Oui parce que même si les vidéos ne sont pas de nous (pour le moment) cela démontre, je crois, qu’on est capable de connecter avec le public, ce qui n’est jamais facile étant donné la masse d’information et de bourrage de snacking 2.0 auquel on est confronté. Et non, parce qu’au moins le tiers de la salle était venue spécifiquement pour Revolver 3 (même s’il y a eu quelques traîtres que je nommerai pas).

Et pour tous ceux qui se demandent si le Youtube Battle est un évènement réservé aux gars, détrompez-vous. Le ratio hommes/femmes se rapprochait de la parité, aux plus grand bonheur de…tout le monde.

youtubebattle.jpg

La publicité dans les médias sociaux : l’erreur à éviter.

Domenico Micheletti | 25 juin 2008

Je suis tombé au début du mois sur un article de Robert Gorell intitulé « How to Avoid Marketing to Yourself » et ça m’a inspiré ce petit article.

Je commence avec cet axiome très simple : « Nous ne sommes pas notre public cible. » Tous les publicitaires de la planète, tous les gens travaillant de près ou de loin en marketing devraient copier 100 fois cette phrase d’une simplicité désarmante mais trop souvent oubliée.

En production web, le designer doit penser à créer sa page en 1024 x 768 même si la résolution de son écran est probablement le quadruple. Le programmeur doit prioriser Internet Explorer même s’il trouve Firefox supérieur. L’animateur flash doit faire des projets légers même s’il travaille avec Internet Haute Vitesse. L’ergonome doit simplifier la navigation même s’il est capable de se débrouiller dans des architectures plus complexes. Le spécialiste média doit acheter de l’espace sur des sites qu’il ne consulte pas quotidiennement. And so on…

Pourtant, on voit une tonne de fois cette erreur et ce, dans tous les médias.

En web, une variante de cette conception concerne le fameux 2.0, ce terme trop souvent (mal) utilisé en publicité et qui connaît sa véritable apogée dans les médias sociaux.

Quotidiennement, nous, jeunes communicateurs, consultons nos groupes sur Facebook, participons à des blogues (comme celui-ci), lisons des fils RSS et générons du contenu sur le web. Pourtant, la proportion de la population qui est activement participative avec ces outils est assez faible. Cette faible proportion est tout de même exposée de plus en plus à de la publicité parce que a) on croit que tout le monde est et b) c’est vraiment pas cher/gratuit à utiliser.

L’erreur qui en découle : on croit qu’il y a assez de monde sur ces plateformes participatives pour justifier d’y insérer des publicités classiques. Plutôt que d’engager la conversation avec le client, on utilise la nouvelle plateforme pour pousser de façon linéaire son message, comme si ce n’était qu’une variante d’un média traditionnel et qu’il y a une masse critique d’auditeurs qui justifierait une telle utilisation. On continue à penser en terme d’exposition même si les résultats de conversions demeurent incroyablement faibles. Pour être interactif, pour être « 2.0 », on croit qu’il faut juste écrire son message où est le client, se présenter sur des blogues ou des médias sociaux et de simplement crier « J’existe ! Venez manger mon hamburger ! » pour avoir une de ces fameuses relations bonifiées qu’est supposé amener le marketing 2.0.

Of course push marketing tactics don’t work well on the social web. They never did so well in Web 1.0, either. The problem isn’t social media. The problem is marketers putting tactics before strategy and expecting different results just because the technology and format are new. That’s what’s laughable.(1)

Ça sonne très cliché mais dans le cas des médias sociaux, l’important n’est pas la quantité mais la qualité de la communication publicitaire : la relation avant le contenu, le « comment » avant le « combien », la médiation avant le message. Si quelques personnes sont prêtes à engager une conversation avec vous et de vous donner du feedback sur votre produit, votre service ou votre marque, il est dans votre intérêt de bien l’écouter et de lui répondre correctement plutôt que de s’ingérer dans sa conversation, crier votre message et partir ailleurs pour répéter la même chose. Au mieux, le message ne passe tout simplement pas. Au pire, on endommage la marque parce qu’on passe pour une compagnie intrusive et irrespectueuse.

L’avantage des médias sociaux est de collecter des données sur nos usagers, de pouvoir s’engager dans une conversation réelle et d’avoir du feedback gratuitement de leur part. S’ils sont prêt à vous parler et à devenir vos amis Facebook, autant mieux en profiter pour les écouter.

La course de ballons selon Orange

Issam Heddad | 23 juin 2008

Orange UK et leur agence interactive Poke ont lancé début juin leur campagne marketing pour leur plan Pay As You Go. L’agence a développé un site assez particulier intitulé le World’s First Internet Ballon Race. Il s’agit d’une course de ballons sur Internet où les visiteurs doivent parcourir le plus de pages possible sur des sites partenaires. Pour cela, chaque éditeur rajoute (de son plein gré et gratuitement) un petite animation flash sur sa page représentée par un raton laveur orange en forme de ballon. Vous avez pu en apercevoir sur des sites comme Bannerblog.

Comment ça marche ? Très simple, chaque éditeur choisit un ballon et fait sa promotion à travers son site. Les internautes décideront de donner des coups de boost ou pas aux sites participants à la course. En invitant par exemple 5 amis à découvrir un site, le ballon obtient un boost supplémentaire qui lui permet d’avancer encore plus loin. Les participants peuvent suivre leur progression sur la page de la campagne et le gagnant, le site le plus qui aura parcouru la plus grande distance, gagnera un voyage VIP à Ibiza d’une valeur de £20,000.

Un idée géniale pour faire du placement média gratuit (1500 sites participants sur un mois) et donner aux internautes une façon ludique pour naviguer sur Internet, découvrir de nouveaux environnements et partager ses découvertes avec ses amis. Le tout, une gracieuseté d’Orange.

balloonrace1.jpg

Spencer McHugh, chef du marketing interactif et direct chez Orange UK, a dit dans une entrevue pour Brand Republic : “The digital space is becoming an important way for us to engage with our target audiences. The Orange Balloon Race is an exciting and innovative way to raise awareness of our new Pay As You Go Animal packages, while giving our customers a fun and interactive experience with the Orange brand.

Que penser de cela ? Le site NOTCOT en profite pour exprimer un coup de gueule ô combien nécessaire pour notre industrie. Il faut contourner le carcan hermétique pour ne pas dire chiant de l’IAB pour innover, surprendre et trouver des moyens amusants et non intrusifs pour véhiculer de l’information sur le web. Pourquoi faire de la bannière alors qu’on peut faire beaucoup plus ?

La course commence officiellement demain 24 juin à midi (heure UK) et durera une semaine. À vos ballons !

Firefox 3 maintenant disponible

Issam Heddad | 17 juin 2008

firefoxvictorybot-header1.png

Je suis un fan de Firefox et avec leur nouvelle mouture sortie aujourd’hui et comportant plus 15 000 améliorations par rapport à la dernière version, il y a de quoi être impressionné. Le service est down (d’où l’absence d’urls dans ce billet), j’imagine que le nombre de visiteurs doit être de plusieurs dizaines de milliers simultanément. Le site est désormais en ligne!

Voici les principales améliorations :

  • Performance accrue : 2,7 fois plus rapide que FF2 et 9,3 plus rapide que IE 7.
  • Barre de navigation intelligente : pour trouver plus facilement les urls visités. Tapez par exemple juste “ga” pour avoir l’adresse de notre blogue une fois visité. Pratique.
  • Gestion des favoris : un simple clic permet de bookmarker n’importe quel page, et un double clic pour éditer n’importe quel bookmark grâce à la petite étoile à l’extrémité droite de la barre d’adresse.
  • Sécurité accrue : protection contre les malwares et le phising (mais bon vaut mieux ne pas donner ses données confidentielles à tire-larigot…
  • Gestion des mots de passe : à mois d’être vraiment fouilli, on peut difficilement perdre un mot de passe. Pratique surtout au travail quand on présente des sites protégés.
  • Et beaucoup d’autres à découvrir…

Dernier détail amusant, tapez dans la barre de navigation la mention suivante about:robots et regardez ce qui va se passer.

Tout simplement génial.

Un festival pas mal intéressant…

Patrick Williams | 12 juin 2008

Sur un ton un peu plus léger et visuel et pour pallier aux articles massifs de mon bon collègue monsieur Joly, voici une petite nouvelle graphique intéressante. ;) Se tenant présentement en Hollande du 23 mai au 29 juin, le Graphic Design Festival Breda s’adresse principalement aux designers graphique d’à travers le monde et présente le design graphique dans l’espace. Il s’y fait plusieurs entre autre plusieurs ateliers, expositions ainsi que des conférences et il s’y présente de nombreux travaux de professionnels internationaux (au-delà d’une centaine!)

Qui me paye un billet d’avion? ;)

Lonely Planet… ou Mobile Planet ?

Guillaume Joly | 11 juin 2008

Voici mon deuxième compte rendu de la journée Infopresse à laquelle j’ai assisté hier. Pour ce deuxième billet, j’ai choisi de vous parler du dernier conférencier de la journée, M. Sotkiewicz. Le nom de l’entreprise pour laquelle il travaille est beaucoup moins difficile à prononcer que son nom de famille à lui, il s’agit de Lonely Planet.Lonely Planet

En 2007, la BBC est devenu actionnaire majoritaire (75%) de Lonely Planet qui était au départ une entreprise familiale. Cet investissement a permis à l’entreprise d’explorer et de planifier plus en profondeur les actions les plus en lien avec le touriste d’aujourd’hui.

Ce monsieur, très charismatique, nous a fait part d’un tas d’anecdotes et de faits très intéressants. J’ai cependant envie de vous parler des trois éléments qui, selon moi, étaient les plus intéressants.

Les voyages en tant que connecteurs sociaux

Pour M. Sotkiewicz, les voyages sont un moyen pour rassembler les générations. Souvent, les récits de voyage constituent aussi des « ice breakers » menant à des conversations souvent intéressantes avec nos collègues ou avec des connaissances.

Replongez-vous dans vos souvenirs de voyage. Vous avez sûrement rencontré des gens géniaux, des gens très différents de vous, qui ont une histoire abracadabrante, qui parlent une autre langue et pour qui vous êtes tout autant exotique qu’eux le sont pour vous. Pourtant, vous les avez rencontrés, vous leur avez parlé, vous avez peut-être même décidé de faire un petit bout de chemin avec eux, de partager un repas, une chambre dans une auberge quelque part à Pamplona en Espagne ou à Cusco au Pérou.

C’est cette fibre que Lonely Planet exploite. C’est cette fibre qui est à l’origine des 8 millions de guides vendus chaque année. C’est cette fibre qui fait en sorte que les noms de tous ceux qui ont envoyé un commentaire suite à une visite dans un hôtel ou un repas dans un restaurant se retrouvent à la fin des guides touristiques concernés.

Du Web 2.0 – comme les gens dans l’industrie aiment bien dire – en imprimé! Wow! Peut-être que vous le saviez, moi pas.

Le Web 2.0, haha, ça me fait bien rire quand les conférenciers et les blogueurs parlent de ça. Une chance, M. Sotkiewicz s’est bien gardé de prononcer ce « buzz word » insignifiant. Il a plutôt choisi de parler de contenu généré par les utilisateurs, d’authenticité et de partenariat gagnants-gagnants avec des plateformes de diffusion d’information : des concepts beaucoup plus évocateurs, beaucoup plus concrets.

Médias sociaux et tourisme

Lonely Planet utilise différents médias sociaux. Facebook, bien sûr, mais surtout Youtube, Flickr et MySpace. Personnellement, je trouve le contenu de leur site sur Youtube plutôt impressionnant. La négociation pour les droits et les redevances a dû l’être également! Mais bon, c’est une autre histoire.

Ce que je trouve génial dans cette idée est que Lonely Planet se sert de ces médias pour augmenter sa notoriété, pour engager émotionnellement ses clients. Pour ce faire, cela demande une présence accrue de leur personnel sur ces différentes plateformes afin de faire vivre une expérience en ligne intéressante et vivante aux acteurs de ces communautés virtuelles. En dégageant des ressources financières et humaines, Lonely Planet est capable d’agir et de faire réagir les créateurs de contenu, les critiques de contenu les collectionneurs de contenu et les amateurs de contenu. En somme, ils sont capables d’agir aux différents échelons de participation dans ces milieux virtuels.

Mobile et tourisme, ça rime ?

La partie la plus intéressante est probablement le petit vidéo que M. Sotkiewicz nous a présenté concernant la vision de Lonely Planet en rapport au futur du tourisme. Malheureusement, il s’agit d’un vidéo que je n’ai pas réussi à trouver sur le Web. Selon lui, c’est à travers les appareils mobiles. Le « match » est absolument parfait! Sébastien, un collègue (mon boss) avec qui j’étais à la conférence, confirmait ce fait lorsqu’il m’avouait ne jamais avoir utilisé autant son iPhone que lorsqu’il est allé en Thaïlande.

Avec les systèmes GPS intégrés dans ce genre d’appareil, on peut savoir avec exactitude où on se trouve… ce qui est très pratique si on est perdu dans un de ces villages fortifiés au Maroc et qu’on ne trouve plus son chemin. À l’aide d’une application mobile, Lonely Planet permet aux voyageurs de consulter les répertoires de restaurants et des hôtels recommandés par d’autres utilisateurs de Lonely Planet et bien sûr, d’afficher sur leur écran ceux qui sont à proximité.

Vous pouvez également mettre à jours votre profil Facebook en temps réel ou encore mettre vos photos sur votre compte Flickr à mesure que vous les prenez avec votre appareil mobile.

Si vous n’avez pas accès à un réseau sans fil, pas de problème, envoyé un SMS à Lonely Planet avec des mots-clés pertinents et ils vous retourneront les résultats des meilleurs restaurant dans le quartier où vous êtes.

Bref, si vous vous demandiez ce que nous réserve l’avenir en tourisme… et bien vous avez votre réponse maintenant!

Tourisme au Québec

Guillaume Joly | 11 juin 2008

Comme je l’ai écrit dans mon dernier billet, j’ai eu la chance d’assister à la journée Infopresse sur le e-Tourisme. La première des deux conférences que je vais commenter est celle de François-G Chevrier du Réseau de veille en tourisme.

M. Chevier était le premier conférencier de la journée. Sa conférence s’intitulait “Qui sont les touristes d’aujourd’hui?” Il est entre autre venu nous présenter des chiffres récents de l’industrie touristique québécoise. Bon, comme je n’ai pas de iPhone - comme Sébastien assis à côté de moi - ou de téléphone portable capable de prendre des photos décentes, je n’ai pas pu analyser conserver et analyser les chiffres qu’il nous présentait sur ses graphiques. Cependant, j’ai retenu quelques éléments clés.

Segmentation par intérêt

Dans un billet de la semaine dernière sur les advergames, je parlais de segmenter de manière pertinente notre cible. Dans le tourisme, plusieurs entreprises l’ont très bien compris. M. Chevrier donnait en exemple des entreprises telles que Gap Adventures (spécialisé en voyages d’aventure) et Sportvac Tours (spécialisée pour les voyages vers des événements sportifs) qui ont spécialisé leurs offres de manière à pouvoir offrir une expérience unique à une clientèle, en compagnie de gens ayant le même genre d’intérêts. On peut ainsi vendre les mêmes produits (hébergement, activités, restauration, etc.) un peu plus cher puisqu’on les vend différemment. On les vend sous la couverture d’une expérience, d’un « thrill », d’une rencontre. On vend des émotions et non la destination. Le nouveau “tag-line” de Bonjour Québec en fait foi : “Québec, fournisseur d’émotion depuis 1534″

M. Chevier a également voulu nous ouvrir les yeux sur la présence des immigrants au Québec. « Vous rendez-vous compte qu’il y a plus d’immigrants chinois que toute la population du Nouveau-Brunswick !? » « Vous rendez-vous compte qu’il y a plus d’immigrants à Montréal que toute la population de la ville de Québec !? » Pas étonnant alors qu’il y a 2 semaines, alors que je me promenais pénard avec ma copine et ma petite fille sur le bord du bassin de Chambly, un groupe de Chinois est débarqué avec leur célèbre casquette à palette transparente rose et verte et leur caméra pour venir visiter le Fort Chambly (situé à quelques minutes du centre-ville de Montréal).

Incohérence des investissements en marketing sur le Web

M. Chevier a également donné quelques chiffres concernant l’utilisation du Web pour planifier ses vacances. Environ 80% des gens préparent leurs vacances en ligne. De ce 80%, 30% de ces internautes achètent en ligne. 30% de 80%, ça fait quand même presque une personne sur quatre!

Une autre statistique intéressante qu’il a évoquée est celle du temps d’attention qui bascule tranquillement de la télévision vers le Web. Selon les chiffres qu’il a présentés, les gens passeraient désormais 20% de leur temps d’attention sur le Web… et la moyenne des investissements Web (dans l’industrie du tourisme québécois) par rapport aux autres médias n’est que de 4%. Trouvez l’erreur!

Comment perdre des ventes en ligne

Un point effleuré au cours de sa conférence concernait aussi la conversion, ou plutôt la vente en ligne. Pour faire une vente en ligne, ça prend beaucoup de coordination. Mais surtout, ça prend un site Web qui livre la marchandise. Pourquoi? Parce que sinon, les visiteurs iront en quelques clics chez Travelocity ou Expedia et vous perdrez votre vente!

Je lis régulièrement ce qu’écrivent les frères Eisenberg de Future Now Inc. et je me rappelle d’une image qu’ils utilisaient pour faire comprendre la différence en l’attraction et la conversion à leurs lecteurs : le seau plein de trous. Mais bon, comme ce billet s’allonge considérablement, je garde ça pour une autre fois ;O)

Journée Infopresse sur le e-tourisme

Guillaume Joly | 11 juin 2008

J’ai eu la chance hier, d’assister à 4 conférences portant sur le tourisme. Ce secteur d’activité est en plein bouleversement étant donnée la démocratisation de l’accès à l’information à travers des guides touristiques, des magazines spécialisés, des agents de voyage et bien entendu à travers Internet.

Quatre conférenciers venaient donc présenter leur vision et leur interprétation du tourisme en 2008. Les quatre conférences n’étaient pas du même calibre… et c’est tout à fait correct comme ça puisque les gens dans la salle ne l’étaient pas non plus. J’ai appris ou découvert des choses intéressantes dans chacune d’elles. Deux conférenciers ont toutefois retenu davantage mon attention. C’est donc de ces deux conférences dont je vais vous parler dans mes prochains billets

Mais pour l’instant, j’ai envie de vous faire part d’un excellent vidéo qui nous a été présenté par Éric Trudel de Mont-Tremblant qui explique un peu le « clash » entre les consommateurs et les publicitaires en tourisme.

Les termes et conditions pour le journalisme 2.0

Domenico Micheletti | 4 juin 2008

Si vous avez suivi un peu ce qui s’est passé hier avec le CRTC, vous savez que TQS veut réinventer l’information en mettant le citoyen au coeur des nouvelles, en demandant à la population d’envoyer leur vidéos et de commenter l’actualité. Après le “journaliste-caméraman” (c’était ça aux débuts de TQS, question de payer un seul salaire pour deux fonctions), voici le journaliste-non-professionnel-qui-utilise-son-téléphone-cellulaire-pour-faire-la-nouvelle (ce qui devrait être superbe en HD). Bref, ils vont traiter le Grand Journal comme un espèce de Drôle de vidéo mais sans le rire en canne. J’ai déjà hâte, tout comme Steve Proulx et Michel Dumais.

CTV fait déjà un peu la même chose. Je vous invite à lire cet article de Fagstein (un gars qui travaille à The Gazette) qui parle des termes et conditions pour être un citoyen-journaliste pour eux. Ça sera probablement la même chose à TQS et ça fait réfléchir.

En gros, le citoyen concède tous les droits (principalement pécuniaires) du vidéo à CTV sans aucune compensation mais demeure juridiquement responsable du contenu (et de sa diffusion) et accepte de payer tous les frais en cas de poursuite contre CTV. Tout à perdre, rien à gagner.

Sérieusement, quel bozo va accepter de telles conditions?