Le buzz par le buzz

Issam Heddad | 29 mai 2008

J’avais découvert Weezer avec leur vidéo clip Island In The Sun, réalisé par le talentueux Spike Jonze. Pour la chanson Pork and Beans, tiré de leur dernier album (toujours pas de titre, mais une nouvelle couleur : Red), le groupe rend un hommage à toute la communauté Internet. Il s’agit d’un collage parfois une refonte des séquences des plus populaires célébrités YouTube.

Et en plus, il y a des ninjas :)

Enjoy!

Vu sur Google

Domenico Micheletti | 22 mai 2008

On parle souvent de l’importance d’optimiser son site pour s’assurer d’avoir une bonne visibilité sur Google. Plus on est visible sur Google, mieux c’est. Mais il y a quand même une limite.

Design de la rue…

Patrick Williams | 20 mai 2008

C’est surprenant parfois à quel point (lorsqu’on prend le temps de s’arrêter et de regarder) on peut trouver des choses intéressantes en se baladant dans la rue. Toujours avide de visuel intéressant, je m’attarde particulièrement à ces affiches à contre-courant et “low-budget” que l’on retrouve régulièrement dans la rue, particulièrement sur la rue Mont-Royal ou le boulevard St-Laurent.

Affiche rue 1

Affiche rue 2

Affiche rue 3

Ces affiches qui se traduisent par ce look naïf et de haut contraste sont souvient bien garnies en illustrations. Elles font référence aux premiers fanzines musicaux débutés dans les années 30 et qui fuent repris par les groupes punks en 80. Ce style est davantage populaire aujourd’hui car il s’inscrit dans le courant du retour des typographies faites à la main et de la popularisation de celles-ci. Pensez aux clips de Kanye West, Katerine ou bien de Justice. Il est certain que ce style qui prend une place de plus en plus importante au sein du design du deuxième troisième millénaire est là pour rester pour un bout encore…

Si vous en avez la chance je vous suggère le livre A Catalog of the type Hand Job de Michael Perry qui présente de nombreux travaux de designers s’intéressants à la typo fait à la main.

Oscar Pistorius

Alexandre Simard | 20 mai 2008

Oscar Pistorius, the fastest man in the world on no legs.

On le surnomme Blade Runner et The fastest man on no legs. Amputé des deux jambes sous le genou à l’âge d’un an, ce Sud-Africain a appris à marcher sur des prothèses, n’a jamais su ce que c’était que d’avoir des jambes et ne l’a jamais regretté. En janvier 2004, alors qu’il devait récupérer d’une blessure de rugby, il se met à l’athlétisme. Huit mois plus tard, âgé de 18 ans seulement, il remporte la médaille d’or du 200m aux Jeux Paralympiques d’Athènes, en un temps record de 21,97 secondes.

Il a tout d’un athlète d’exception: le talent, les résultats fulgurants, le charisme et cette attitude confiante à la limite de l’arrogance qui caractérise les grands champions. En 2005, il affirme: « I’m not disabled, I just don’t have any legs. » (Je ne suis pas handicapé, c’est seulement que je n’ai pas de jambes.) La puissance de cette phrase le destinait presque automatiquement à une commandite Nike. C’est chose faite:

Pistorius court sur des prothèses spécifiquement conçues pour le sprint, les Cheetah fabriquées par la compagnie islandaise Ossur. De petites merveilles d’ingénierie moderne, en fibre de carbone, qui se détaillent dans les 20 000$ chacune, et qui peuvent être construites selon le poids et la puissance du coureur.

Déjà aux Paralympiques d’Athènes, certains adversaires, amputés d’une seule jambe, ont soulevé des objections. Pistorius n’ayant pas à équilibrer une prothèse avec une jambe naturelle, il a toute liberté d’utiliser des prothèses plus grandes, qui allongent son enjambée, et lui conféreraient un avantage. Quand Pistorius a annoncé son intention de participer aux Jeux réguliers de Beijing et a commencé à courir contre des athlètes sans handicap, la controverse a repris de plus belle.

Au début de l’année 2008, l’IAAF publiait les résultats d’une étude indépendante démontrant que les prothèses Cheetah confèrent au coureur un avantage mécanique clairement démontrable. Leur utilisation serait injuste pour les coureurs sans handicap, et Pistorius ne pourrait donc plus participer aux épreuves sanctionnées par l’IAAF, y compris les Jeux Olympiques. Pas démonté pour autant (le contraire aurait été surprenant!), l’athlète a porté la décision en appel au Tribunal arbitral du sport. Vendredi dernier, le TAS donnait raison à Pistorius, citant de nombreux vices de procédures dans l’étude commandée par l’IAAF.

Le Blade Runner est donc légalement éligible aux Jeux de Beijing. Il ne reste que le problème du temps de qualification. Sa marque personnelle s’établit à 46,56 secondes, à une pleine seconde du standard de qualification olympique qui se situe à 45,55 secondes. Le temps presse, c’est le cas de le dire, s’il désire se qualifier pour les Jeux de 2008. Pistorius laisse déjà entendre que les Jeux de 2012 constituent un objectif plus réaliste que ceux de cet été.

D’ici là, beaucoup de discussions chargées auront lieu à son sujet:

  • Est-ce qu’il est possible de démontrer comment des prothèses telles les Cheetah confèrent un “avantage injuste”? Dur de savoir combien rapide serait Pistorius sur des jambes naturelles. Aussi dur de savoir combien rapide serait Jeremy Wariner, l’étoile actuelle du 400m, sur des Cheetah.
  • À ce compte-là, est-ce que l’avantage injuste sera prouvé dès que Pistorius ou un autre coureur sur prothèses sera plus rapide que tous les coureurs sur des jambes naturelles? Pistorius sera-t-il à nouveau banni dès qu’il pourra réellement gagner?
  • Les prothèses évoluant constamment, est-ce que ce long processus de tests scientifiques, de décisions et d’appels sera repris à chaque année?
  • Est-ce que l’exclusion d’Oscar Pistorius ou de tout autre coureur handicapé des épreuves pour non-handicapés constitue une forme de discrimination? Les marathoniens en chaise roulante, par exemple, ont depuis longtemps dépassé les performances des coureurs, et ils continuent de compétitionner dans des épreuves séparées.
  • Est-ce que le Comité international olympique devrait permettre la participation de Pistorius à Beijing, ne serait-ce que pour amener une histoire positive à ces Jeux déjà ternis et à une discipline pas tout à fait remise de nombreux scandales de dopage?

Beaucoup de questions, peu de réponses faciles. Au milieu de cette tourmente, un homme qui peut déjà se targuer d’être une inspiration pour plusieurs.

Run, Oscar, run.

Oups j’ai le sida !

Sabrina Côté | 16 mai 2008

Infopresse en a fait sa nouvelle du jour: Les Laboratoires Paladin, et leurs agences Taxi et Médias Experts ont reçu hier le Grand Prix du Gala Stratégies 2008 organisé par l’AMM-PCM pour la relance de la pilule du lendemain Plan B, via la campagne Partagez votre oups.

En ce lendemain de veille justement, je me demande où s’en va notre industrie, qui récompense la création publicitaire au service de la déresponsabilisation et de la banalisation d’un produit d’une telle nature.

Partagez votre oups

Partagez votre oups ? “La pilule du shit pk yont pas rempli la distributrice a condoms dans sale de bain du bar” ? “La pilule du oups j’ai bu quatre martinis, trois shooters, puis j’ai rencontré un méchant pétard et la suite est floue”? Je ne nie absolument pas l’importance de la pilule du lendemain ni ne condamne son utilisation comme solution de rechange d’urgence, mais il est déplorable de constater que la campagne ait été développée sur un ton complètement désinvolte et que l’on incite les gens à voter pour les “oups”. Vous voulez connaître le “oups” le plus populaire de juin à qui l’on a attribué un trophée? “La pilule du c’était un vrai rodéo et j’ai pas su lâcher” !

Lors du lancement de la campagne, je m’étais indignée. J’ai même pensé formuler une plainte aux Normes canadiennes de la publicité. J’avais abandonné l’idée, croyant que la campagne allait passer sous silence et que j’avais dû mal comprendre le ton. Au lendemain du Gala Stratégies qui en a récompensé l’innovation, la créativité, l’impact, l’audace et l’efficience, je prends immédiatement le téléphone. Au lendemain du discours des artisans de la campagne, que je me permets de paraphraser…

…ça prenait de l’audace…nous nous adressons à des filles qui s’envoient en l’air…et grâce à nous elles pourront continuer de le faire…

…je suis convaincue que j’avais très bien compris le ton !

Comme Vinci Tsui l’écrivait l’an dernier “If “protected sex” is Plan B, what’s plan A?”

Notez également que ce prix arrive au bon moment puisque Les Laboratoires Paladin annonçaient justement hier que le contraceptif d’urgence Plan B (MD) est maintenant en vente libre au Canada, sauf au Québec, une chance. Les filles qui s’envoient en l’air pourront donc se le procurer sans consulter un médecin ou un pharmacien, au même titre que le condom ou le sirop contre la toux. Ils ont pris les moyens pour en faire un plan A, un plan A qui ne protège aucunement d’ailleurs contre le sida, l’herpès ou la gonnhorée…

Blogueurs mal blogués

Guillaume Joly | 15 mai 2008

J’ai récemment fait une légère montée de lait sur le blogue de l’association marketing de Montréal en rapport au fait que des cinq billets publiés au début de mai, quatre étaient des copies conformes de billets déjà présents sur les blogues personnels des collaborateurs.

Muriel Ide est venue appuyer mon point. Elle touche plusieurs points sensibles, notamment celui du respect des lecteurs. C’est bien beau le SEO et les moteurs de recherche, mais le lecteur est quand même celui qui se forge une véritable opinion. En passant, je ne trouve pas ça très délicat de la part de Julie Lemonde d’avoir fait du billet qui suit celui de Muriel, une duplication en bonne et due forme du billet de son blog. Mais bon, elle semble en être qu’à ses débuts dans la blogosphère, contrairement aux grosses pointures du blogue de l’association marketing interactif, je pense entre autre à Michelle Blanc, Guillaume Brunet ou encore Isabelle Lopez.

François La Roche essaie de justifier cette pratique en faisant le parallèle avec un texte qui serait publié à la fois dans un magazine et dans un journal prétextant qu’ils s’adressent à des groupes différents.

Cet argument se défend, seulement s’ils s’adressent à des groupes différents et bien alors il faudrait « passer le message » différemment également! Il y a quelques semaines, j’ai publié ici un billet sur Muxtape, j’ai également profité de mon engouement sur le sujet pour en écrire un autre sur mon blogue personnel. Mais comme il ne s’agit pas du tout du même auditoire, une nouvelle tangente s’imposait.

Personnellement, j’apprécie la créativité, j’apprécie l’originalité. Ce n’est pas toujours facile, j’en conviens. J’ai moi-même eu un moment de faiblesse. Pour ma part, je lis certains blogues pour mon travail, mais ceux que je lis pour mon plaisir personnel ont toujours quelque chose d’unique, ils ont une personnalité!

À mon humble avis, un blogue… c’est une personnalité.

Le sophisme des bannières web

Issam Heddad | 12 mai 2008

La lecture de l’article (dans le plus pur style éditorialiste voire même pamphlétaire) “The risky business of ad banners” de Sean X Cummings (directeur marketing de Ask.com) sur iMedia Connexion m’a fait beaucoup réfléchir. En voici un résumé ainsi que quelques pistes de réflexion.

Les bannières sont devenues en l’espace de quelques années un élément incontournable du web, tellement que la majorité des gens ne les remarquent même plus. Certains prédisent que le modèle de bannières est voué à l’échec et que c’est de l’argent jeté par les fenêtres…des navigateurs web. Le problème finalement ne viendrait pas de la forme de cet outil publicitaire mais de tout le processus de Brief-Idéation-Création-Validation(s)-Misenligne. Un processus qui ne répond pas à l’objectif principal d’une bannière : l’interaction.

De par leur nature intrusive mais non interruptive (par rapport à un média offline comme la télé ou la radio) vendre une bannière relève parfois du sophisme. Un raisonnement faux aux allures de vrai, en voici les prémisses :

  1. Un internaute qui interagit avec une bannière en vaut plus que celui qui en est juste impressionné.
  2. Un internaute ne regarde pas une page web, il la lit. Ce qui n’est pas la même chose.
  3. Une bannière standard ne devrait pas toujours être une conceptualisation d’une offensive publicitaire traditionnelle ou une déclinaison d’une campagne (le pire bien entendu étant une déclinaison d’une campagne télé). Les 15 secondes pour une bannière standard sont souvent un mirage. Vous croyez vraiment que l’internaute va suivre le message du début jusqu’à la fin ? Conceptualiser une campagne dans une bannière de 15s représente le pilier central du sophisme.
  4. La bannière standard représente moins votre message qu’une simple présence interactive de la marque. Le logo ou l’identité visuelle de la marque doit être (de préférence) visible tout au long.
  5. Une bannière classique ne changera pas la perception d’un internaute de votre marque et créera difficilement un stimulus émotionnel (vs une pub télé avec ce génial humoriste, ou ce talentueux réalisateur), par contre des bannières simples, hebdomadaires, testées dans des environnements dynamiques, permettront au client de savoir quel concept marche le mieux. Cela me rappelle la technique du spaghetti (résumée rapidement : lancez tous vos spaghettis sur un mur, les meilleurs colleront et resteront).

Par rapport à ce dernier point, l’auteur suggère de créer des modèles de vrais-faux sites (avec peut-être même des vraies-fausses bannières) qui serviront de canevas pour présenter les bannières. On pourrait par exemple avoir trois sites à l’allure différente, un site d’information générale, un site d’information spécialisée ou encore un service de courrier électronique (dépendemment du plan média). Le but étant de mieux juger l’aspect interactif de la création.

J’entends déjà les clients crier à l’arnaque budgétaire et les directeurs de création au meurtre créatif. C’est faux, je m’explique :

  • Pour vous directeurs marketing : des concepts simples, récurrents avec un processus de validation allégé n’augmenteront pas les coûts. Au contraire, cela permettra d’être très réactif face au marché, de tester différentes approches et enfin savoir celles qui vont réellement inciter les clics.
  • Pour vous créatifs : on parle ici de bannières standards. Et c’est tout un exercice de trouver le bon équilibre entre le contexte du message et le call to action proposé. Sinon, il y a toujours les campagnes Rich Media qui seront votre exutoire même si on ne parle pas ni du même budget, ni des mêmes objectifs, ni de la même envergure.

Je comprends un peu la frustration de Mr Cummings, après plus de 10 ans d’expérience en web, des bannières, il en a vu des vertes et des pas mûres. Son article veut d’abord faire réagir toute l’industrie, essayer de revoir le modèle d’affaires en entier. En d’autres termes, il ne faut pas faire de la bannière juste pour en faire. Pensez-y.

Mobile Monday Montreal - 12 mai @ SAT

Issam Heddad | 12 mai 2008

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Je viens de revenir du MoMoMo, un évenement tout récent, organisé à la Société des Arts et Technologiques qui traite, un lundi par mois, du thème de la mobilité. Le sujet du jour était les jeux vidéo sur mobile.

Le panel était composé de trois personnes aux profils différents :

  • Dany Savard - Développeur Senior - EA Mobile
  • Leonard Tao - Gestionnaire de produit Marketing - Softimage
  • Robert Bedrossian - Directeur de programme, innovation multimédia - Ericsson

C’était intéressant car on couvre ainsi les trois aspects du développement de jeux sur mobile : la création (EA), le software et l’infrastrucutre technologique (Softimage) et enfin le hardware (Ericsson).

S’il faut retenir une phrase de chacun des intervenants ce sera :

  • EA : un marché mondial très intéressant mais un peu limité au Canada.
  • Softimage : des outils de plus en plus performants pour développer des jeux sur différentes gammes de cellulaires et un support des acteurs mondiaux de la mobilité et du divertissement comme Nokia ou Microsoft.
  • Ericsson : le Canada est en mode rattrapage par rapport au reste des pays développés mais ça se concrétise de plus en plus et les barrières à l’entrée commencent à sauter.

Cet évènement, m’a permis aussi de revoir du monde avec qui on a collaboré de près ou de loin et certains avec qui on travaillera un jour. J’ai aussi pu entendre quelques propos élogieux par rapport à notre agence. Ça fait toujours plaisir.

Je ne rentrerai pas dans les détails de tout ce qui s’est dit lors du panel, mais si vous avez des questions j’essaierai de répondre à travers les commentaires.

Une table à café très geek.

Issam Heddad | 9 mai 2008

La table/manette parfaite pour agrémenter nos rares mais très populaires soirées jeux vidéo, et en plus, elle marche vraiment.

Trouvée sur BoingBoing.

Qui a dit que l’interactif ne fonctionne pas?

Sébastien Viau | 9 mai 2008

Je me souviens encore du moment lorsque je suis tombé en amour avec ces nouveaux outils de communication interactifs, j’étais sur les bancs d’école et tout est devenu clair pour moi lors d’un cours de multimédia. Un cours anodin dissimulé au travers de cours en design graphique et d’infographie. J’ai tout de suite su que je voulais m’investir dans cette nouvelle industrie en émergence, on était au début des années 90.

Cette industrie que j’adore et que je ne cesse de supporter a vécu beaucoup de rebondissements au cours des dernières années par contre. Les représentants des industries de communication plus traditionnelles ont longtemps ignoré cette nouvelle industrie et mis en doute la viabilité de ces tactiques. Voilà par contre que depuis quelques années on dénote un vent de changement, grandement stimulé par la demande des clients et des annonceurs.

Cette tendance semble maintenant être confirmée selon une récente étude publiée par le magazine Advertising Age. Selon l’étude, les revenus des agences provenant du numérique est en croissance de 26.8% en 2007 pour un total de 3.36 milliards $ US.

Je suis fier de nous et « keep up the good work » comme dirait l’autre!